
Malgré certaines histoires d’horreur entendues dans mon entourage, j’ai usé d’audace au printemps dernier. Cela n’arrive qu’aux autres que je me suis sans doute dit et avec la tête dans le sable, je me suis porté acquéreur d’une Audi TT de première génération. Avec un groupe propulseur robuste issu de modèles de grande série de Volkswagen, j’étais assez optimiste en ce qui attrait au rendement et à la fiabilité de ce kart de la route aujourd’hui devenu accessible.
Six mois et 20 000 kilomètres se sont écoulés depuis. Le plaisir de conduire est toujours au rendez-vous et ce joyeux bolide est toujours aussi amusant à conduire. En fait, jamais je n’ai possédé une voiture qui est à ce point une extensionde moi-même et qui me va comme un gant… sur mesure de surcoît. Toutefois, j’ai chèrement payé ce plaisir en entretien et en réparations malgré l’excellente condition du véhicule au moment où je l’ai acheté.
Les imprévus ont non seulement été nombreux mais se sont rarement conclus par un déboursé à moins de 4 chiffres. À chaque fois, je me dis que c’en est assez et qu’il est grand temps de vendre ce jouet… jusqu’à ce que j’en prenne à nouveau le volant et que s’envole l’idée de m’en défaire. Même en cette froide saison, l’agrément est au rendez-vous grâce à toutes les commodités prodiguées par le luxueux et intime habitacle mais surtout grâce au très efficace système Quattro qui transforme les routes enneigées en terrains de jeu.
L’Audi TT a un charme fou. À la manière d’une plantureuse starlette aux milles caprices, on lui pardonne à tort tous ses défauts pour les moments de plaisir intenses qu’elle nous fait vivre. Il est primordial de prévoir un bon coussin avant de s’en amourracher sans quoi la tirelire risque d’y passer.
Daniel Charette































