N’EÛT TT DE SON BEAU DERRIÈRE…

26 12 2009

Malgré certaines histoires d’horreur entendues dans mon entourage, j’ai usé d’audace au printemps dernier. Cela n’arrive qu’aux autres que je me suis sans doute dit et avec la tête dans le sable, je me suis porté acquéreur d’une Audi TT de première génération. Avec un groupe propulseur robuste issu de modèles de grande série de Volkswagen, j’étais assez optimiste en ce qui attrait au rendement et à la fiabilité de ce kart de la route aujourd’hui devenu accessible.

Six mois et 20 000 kilomètres se sont écoulés depuis. Le plaisir de conduire est toujours au rendez-vous et ce joyeux bolide est toujours aussi amusant à conduire. En fait, jamais je n’ai possédé une voiture qui est à ce point une extensionde moi-même et qui me va comme un gant… sur mesure de surcoît. Toutefois, j’ai chèrement payé ce plaisir en entretien et en réparations malgré l’excellente condition du véhicule au moment où je l’ai acheté.

Les imprévus ont non seulement été nombreux mais se sont rarement conclus par un déboursé à moins de 4 chiffres. À chaque fois, je me dis que c’en est assez et qu’il est grand temps de vendre ce jouet… jusqu’à ce que j’en prenne à nouveau le volant et que s’envole l’idée de m’en défaire. Même en cette froide saison, l’agrément est au rendez-vous grâce à toutes les commodités prodiguées par le luxueux et intime habitacle mais surtout grâce au très efficace système Quattro qui transforme les routes enneigées en terrains de jeu.

L’Audi TT a un charme fou. À la manière d’une plantureuse starlette aux milles caprices, on lui pardonne à tort tous ses défauts pour les moments de plaisir intenses qu’elle nous fait vivre. Il est primordial de prévoir un bon coussin avant de s’en amourracher sans quoi la tirelire risque d’y passer.

Daniel Charette





ACHÈTEREZ- VOUS AMÉRICAIN?

5 12 2009

Avec les récents déboires de l’industrie automobile, certains consommateurs qui étaient jusqu’ici fidèles aux produits de chez nous décident d’aller voir ailleurs. À l’opposé, d’autres accordent une seconde chance à un de ces manufacturiers en achetant un produit d’ici afin de soutenir notre économie.

Si les 3 grands d’autrefois se sont assis trop longtemps sur leurs lauriers, les japonnais et coréens en ont profité pour peaufiner leurs produits. Dans certains cas, le vent semble avoir tourné, Ford étant sans doute le meilleur exemple. La nouvelle Fusion, qui n’a pas usurpé son titre de voiture de l’année selon plusieurs publications, de même que la Fiesta qui débarquera prochainement méritent considération. La marque à l’ovale bleu fait des pas de géant pour rattraper le temps perdu, tandis que chez certains constructeurs d’orient la qualité n’est pas toujours à la hauteur de leur réputation.

Chez GM, on semblait sur la bonne voie aussi avec un grand ménage des trop nombreuses bannières, mais suite au coup de pouce financier des gouvernements certaines transactions sont remises en question, comme quoi il est difficile de se défaire de ses vieilles habitudes. Chrysler qui est fortement ébranlé, doit tenir bon jusqu’à l’arrivée de nouveautés dérivées de modèles Fiat, mais pas avant 2011.

De bonnes valeurs et des offres alléchantes seront-elles suffisantes pour vous inciter à acheter de ces manufacturiers chez qui les monstrueuses dépenses en salaires grugent un budget que le consommateur préférerait voir alloué en recherches et développements?

Daniel Charette





SUBARU IMPREZA 2010 : VIVE L’HIVER!

30 11 2009

Abstraction faite de la Suzuki SX4 qui est quelque peu marginale, l’Impreza est la voiture à traction intégrale la plus abordale sur le marché. Sa récente réforme a permis de corriger la plupart de ses petits irritants. Offerte en berline, en pratique version à hayon et même en sprotive sous les appelations WRX et STI, il y a une Impreza pour tout le monde.

Si la finition est sans faille autant à l’extérieur qu’à l’intérieur, c’est du côté des matériaux que l’on semble avoir réalisé des économies. Le tissu des sièges par exemple, rappelle celui des appareils servants à enlever les pluches des vêtements. Le pire c’est qu’il est tout aussi efficace : si vous perdez un seul cheveu dans votre journée, il se retrouve à coup sûr piégé sur les sièges. Un puissant aspirateur est de mise… Sinon l’instrumentation est claire et complète et même la version de base est étonnament bien équipée avec notamment l’air conditionné, les glaces électriques, les freins ABS et six coussins gonflables.

Côté mécanique, c’est la joie.. ou presque. À moins d’opter pour la très onéreuse STI qui est différemment équipée, il est préférable de cocher la transmission automatique. La course du levier de la boîte mécanique est aussi longue qu’imprécise tandis que l’embrayage est des plus capricieux. Heureusement, le moteur 4 cylindres à plat de 2,5L est parfaitement adapté à la voiture et offre des performances honnêtes malgré un son quelque peu rugueux lors de vives accélérations. Ses 170 chevaux sont bien présents tandis que son couple à bas régime ne fait jamais défaut. Sur la route, aucune surprise, la petite Subaru est solide et dynamique.

Pour le sport, il est possible de gaver le même moteur 2,5L à l’aide d’un turbocompresseur. Selon le cas, cela peut porter la puissance de l’engin à 224 ou 265 chevaux dans les versions WRX ou même 305 chevaux dans la WRX STI. Sa rivale directe, la Lancer Evo, réussit peut-être à lui donner du fil à retordre sur circuit, mais pour la vraie vie, la STI lui damne le pion par son homogénéité.

Les ”Subaristes” peuvent bien sourire à la vue de la première neige : ils sont armés pour l’affronter. Loin de moi l’idée d’encourager des comportements téméraires, mais il faut admettre que la conduite sur la neige peut devenir plutôt sportive avec un rouage intégral. Il faut se rapeller par contre qu’il n’y a toujours que 4 pneus qui sont en contact avec le sol, peu importe le véhicule, il est donc primordial de garder ses distances en situation de faible adhérence.

Daniel Charette

 





QUAND LA CRÉTINERIE PREND LES COMMANDES

25 11 2009

Je ne vous apprendrai rien ici : certains usagés de la route n’ont pas même le quotient intellectuel d’un bâtonnet à café. Sans généraliser, on remarque que certains type de conducteurs sont plus sujets à commettre des actes dénués d’activité neurologique. Voyons de plus près ceux dont il faut se méfier.

On compte notamment certains jeunes hommes écervelés et des jeunes femmes insécures, mais je ne leur en tient pas rigueur : ils sont en apprentissage et comme j’ai écris récemment, ce qu’on leur a enseigné dans les cours de conduite n’est pas une garantie de compétence. Par contre, ceux pour qui je n’ai aucune sympathie sont ceux qui malgré plusieurs années de conduite, n’ont toujours pas compris l’utilité d’un clignotant par exemple. Comble du malheur, ces gens sont souvent les mêmes qui tournent en double sans même regarder s’ils coupent quelqu’un qui arrive sur l’artère parallèlement à eux. Plutôt que d’apprendre à conduire, j’ai remarqué que ces pauvres individus adoptent plutôt la solution facile, soit conduire un gros véhicule afin que les autres leur cèdent le passage.

Ce matin, au volant d’une diminutive Audi TT, j’ai été victime d’un des derniers spécimens d’homme de Cro-Magnon ayant survécu à l’ère moderne. Il se véhiculait au moyen d’une camionnette Ford F-150 et a soudainement vu en ma voiture une proie de choix pour faire démonstration de la virilité artificielle que seul son camion peut lui procurer. À trois reprises il a accéléré, pied au plancher, comme le lui dictait son unique cellule, pour ensuite freiner dans un crissement de pneus juste avant d’entrer en contact avec mon pare-chocs arrière. Lorsque la voie à ma gauche s’est libérée, il en a profité pour venir à ma hauteur et tenter de me plaquer, rien de moins. Malheureusement pour ce conducteur de ”Big Foot” en manque de sensations, la cible était beaucoup trop agile et l’a évité sans problème.

Bien fait pour lui qu’il ait terminé sa course en biais de la route sous le regard moqueur des passants, mais s’il aurait réussit à causer un accident? Il est de notre devoir de citoyen de prendre le numéro de plaque du véhicule en question lorsque nous sommes témoins d’un événement de la sorte. Votre poste de police municipal pourra intervenir auprès de l’individu écervelé. Parfois ces personnes se croyant au-dessus de tout poussent même l’audace à rouler sans permis… la saisie de leur véhicule serait alors une bonne nouvelle pour tout le monde.

Daniel Charette





TENDRE OBÉLIX

22 11 2009

Il y a de ces personnages lourdauds, à un cheveu de l’impotence mais qui ont le cœur gros comme ça. Tout au long de mon périple avec le Lexus RX350, je me suis senti comme Astérix accompagné de mon fidèle ami qui fait plusieurs fois mon poids. Une différence toutefois : le RX350 n’est pas tombé dans la potion magique étant jeune…

Dès le premier contact, son équipement complet annonce que les kilomètres s’avaleront sans effort. Si les sièges garnis de cuir sont à la fois chauffants et climatisés, j’aurais pour ma part apprécié un peu plus de soutien. Fermes et plats, ils obligent à se cramponner au volant au moindre virage. Pour peu que l’on roule en ligne droite, il est aisé de joindre toutes les commandes qui sont d’ailleurs d’utilisation intuitive. Si les molettes de contrôle pour les ordinateurs de bord ont l’habitude d’être susceptibles de faire sacré une religieuse tant elles sont agréables à utiliser, Lexus a fait un miracle dans ce cas-ci. Plutôt qu’une commande rotative, il s’agit d’une sorte de souris avec une touche de confirmation sur le côté du pouce et c’est ce que j’ai vu de mieux à ce jour. Si le dessin de la planche de bord m’a laissé perplexe avec ses angles particuliers et l’absence de toute symétrie, la nuit venue j’ai été enchanté par l’effet de l’éclairage, tandis que les formes tarabiscotées n’étaient plus apparentes.

Contrairement à l’expression populaire, dans le cas présent l’habit fait le moine. Si la carrosserie est élégante et efficace à défaut d’être racée, il en est de même pour le comportement routier. Les accélérations sont suffisantes, le freinage puissant et le roulis invite à ralentir, ce qui est sécuritaire d’une certaine façon. L’insonorisation de l’habitacle ne se prête pas à la critique et même le moteur se fait à peine entendre lors des rétrogradations. La transmission est dans la même veine avec des changements de rapports à peine perceptibles. Pour faire bonne impression avec belle-maman à bord il est difficile de trouver mieux…

Après environ 2000 kilomètres passé à son volant, je n’ai pas trouvé grand chose à reprocher au RX350. Lexus, qui se dit à la conquête de la perfection en est réellement tout près dans ce cas-ci. Par contre, qui dit parfait ne dit pas nécessairement attachant ou passionnant. Là est le problème de ce véhicule qui porte à une consommation démentielle…de café! En fait, tout ce que le RX stimule est la somnolence. Contrairement à celle de café, la consommation d’essence elle, est dans la moyenne. Il n’est pas tout à fait un exemple de sobriété mais vu le gabarit c’est correct.

Néanmoins, s’il répond à vos besoins de véhicule luxueux, pratique, fiable et discret vous ne serez pas déçu. Comme bon nombre d’automobilistes n’en ont que faire de l’agrément de conduite, le RX répond effectivement à l’image de la perfection. Pour les autres, qui demandent d’un véhicule multisegment de proposer un minimum de sensations, mieux vaut se tourner vers le FX d’Infiniti.

Daniel Charette





ÉCHAPPÉ BELLE

20 11 2009

En revenant aujourd’hui d’un événement dans la région de Muskota en Ontario, j’ai eu droit à mes premiers flocons de l’hiver. L’émerveillement de cette première neige s’est lentement dissipé au fur et à mesure que la grosseur et la quantité des flocons augmentaient. Plus qu’une fine couche glissante, il était question d’une accumulation formant un monticule entre les roues et il devenait difficile de conserver une bonne trajectoire.

À la sortie d’un virage, du rouge a soudainement attiré mon attention dans cet univers tout blanc. J’ai fait demi tour pour découvrir qu’il s’agissait d’une voiture qui avait quitté la route. La jeune conductrice était à côté de sa voiture à se demander ce qui venait de se passer. Fort heureusement, elle était aussi saine et sauve qu’inexpérimentée, ce qui n’est pas peu dire.

Les traces dans la neige indiquaient que ses roues étaient bloquées et que la voiture roulait trop rapidement pour pouvoir négocier le virage dans ces conditions. J’ai donc pris à bord Kelsey pour la conduire dans la ville suivante puisque nous étions en plein coeur du Parc Algonquin. J’en ai profité pour lui inculquer quelques notions de conduite puisqu’elle était, contre toute attente, en pleine forme.

Il serait utile pour les jeunes conducteurs qui font leurs premières armes avec l’hiver, de comprendre et d’expérimenter la perte de contrôle et les dérapages. Un peu de pratique dans un terrain vague enneigé pourrait éviter, lorsque le moment sera critique, de se poser la question : «bon ça glisse, je fais quoi?». Même si l’Ontario n’a pas emboîté le pas au Québec concernant les pneus d’hiver, j’ai convaincu la jeune conductrice de s’en procurer d’ici peu.

Drive safe Kelsey!





QUI ENSEIGNE LA CONDUITE?

15 11 2009

Si la question était «qui devrait avoir le droit», la réponse serait bien différente mais pour l’instant, quiconque détenant un permis de conduire régulier valide peut enseigner la conduite automobile. Vous avez sans doute quelqu’un dans votre entourage qui est d’un naturel distrait, qui n’a pas des réflexes particulièrement vifs et qui a déjà quelques accrochages à son actif. Cette personne travaille possiblement pour une école de conduite. Elle devra bien sûr réussir une évaluation pour se voir délivrer une carte de la ligue de la sécurité routière du Québec, mais plusieurs moniteurs travaillent déjè depuis plusieurs mois au moment de subir leur évaluation.

Il est inutile de chercher de midi à cinq heures, si n’importe qui enseigne c’est simplement parce que le salaire offert pour mettre sa vie en danger aux côtés de conducteurs novices est tout ce qu’il y a de plus ridicule. Les rares répondants à une offre d’emploi de ce genre à un taux horraire variant entre 9$ et 11$ sont donc engagés sur le champs tant ils sont peu nombreux. Cette même difficulté à trouver du personnel au minimum ponctuel et prêt à travailler avec une clientèle pas toujours facile, rend plutôt improbable leur mise à pied.

Dans l’exercice de mes fonctions de moniteur de conduite, j’en ai entendu de toutes sortes. Comme les élèves sont autant que possible cédulés avec la même personne pour leurs 12 sessions, c’est au moment d’enseigner à des élèves ayant débutés avec quelqu’un d’autre que l’on découvre que ça ne tourne pas rond. J’ai vu une élève qui roulait sous la limite de vitesse dans la voie de gauche dans une zone de 90 km/h pourtant sans dépasser aucun véhicule. Au moment où l’incourtanble se produisit, soit qu’un autre véhicule se soit collé à notre pare-chocs arrière afin que l’on se range à droite comme il se doit, mon élève a… freiné! Elle m’a ensuite expliqué que son moniteur habituel lui a enseigné de rouler dans la voie où elle se sent à l’aise et qu’advenant qu’on lui collait aux fesses, de simplement freiner pour inviter la personne à la dépasser… dans ce cas-ci par la droite!?!

Un autre étudiant a bien failli coûter la vie à une collègue lorsqu’il a accéléré en criant lorsqu’un feu de circulation est passé au jaune. Selon les directives de son moniteur habituel, il s’agit de la bonne chose à faire, en autant que l’on crie très fort pour avertir les gens avoisinants de notre manoeuvre. J’ai rarement entendu de telles absurdités et croyez moi il y en a plusieurs de cet ordre. J’ai tenté de corriger la situation en demandant à l’employeur de former les moniteurs à enseigner des notions programmées à l’avance et de s’en tenir là. J’ai même proposer de concevoir le plan de cours et de faire la formation, mais le budget fait défaut. Réprimander les fautifs est également hors de question considérant la pénurie de main d’oeuvre.

Un cours obligatoire oui, mais pour les moniteurs avant toute chose. Les salaires devront être décents et par conséquent les frais demandés aux élèves augmenteront. La société d’assurance automobile pourrait également coordonner les programmes. Avant de s’abattre sur les cellulaires qui déconcentrent les automobilistes, peut-être serait-il plus avantageux de mettre l’accent à former de meilleurs conducteurs qui seraient moins sujets à être dérangés par leur environnement.

Daniel Charette





LES ÉCOLES DE CONDUITE, DU PAREIL AU MÊME?

9 11 2009

Avec un réseau routier beaucoup plus achalandé qu’auparavant et de la signalisation en quantité industrielle, il appert que les automobilistes doivent être bien éduqués. Les cours de conduite obligatoires se retrouvent donc sous le feu du projecteur comme moyen d’uniformiser les habitudes de conduite des nouveaux conducteurs. En effet, si tout le monde conduisait de la même façon et sécuritairement cela ne pourrait être que bénéfique. Toutefois, il est d’une importance capitale que l’enseignement soit de qualité et soit dans tous les cas basé sur les même règles, alors que ce n’est pas toujours le cas.

Au cour de la dernière année, je me suis donc prêté au jeu de moniteur de conduite au sein de deux écoles concurrentes parmies les plus connues, afin de mieux comprendre les engrenages de l’enseignement de la conduite automobile. Tout d’abord, les écoles de conduite sont des entreprises privées qui n’ont aucun lien avec la société d’assurance automobile du Québec. Le matériel pédagogique diffère d’ailleurs d’une banière à l’autre. Certains documents sont rédigés par des moniteurs de ces écoles de conduite et ne sont soumis à aucune autre approbation que celle de l’entreprise. Bien entendu le contenu se ressemble, mais n’est pas identique.

Il en est de même pour les moniteurs, qui sont formés à même la compagnie pour laquelle ils travaillent. Cette formation va parfois d’un cours théorique suivi de plusieurs dizaines d’heures d’observation sur la banquette arrière pendant qu’un moniteur expérimenté enseigne à ses élèves, à la simple énumération des règles de l’école avec la remise d’une première liste d’élèves et de la clé d’une auto-école. Pourtant, après 12 séances, tous les élèves reçoivent la même attestation. Ce document leur permet d’accéder plus rapidement à leur permis de conduire probatoire, soit à 16 ans et 8 mois au lieu de 17 ans. Cette différence de quatres mois est d’ailleurs la principale raison pour laquelle les adoslescents suivent un cours qui n’est pourtant pas encore obligatoire.

Je reviendrai sous peu avec les détails règlementant l’enseignement de la conduite automobile, ainsi que les méthodes utilisées. Si les élèves assimilent généralement bien, encore faut-il qu’ils assimilent les bonnes notions!

Daniel Charette





AUDI : VICTIME DE FACEBOOK

6 11 2009

Un concours bidon circule présentement sur le populaire site de réseautage. Aussitôt que j’ai reçu une invitation pour me joindre à un groupe nommé : ”Une Audi TT pour un membre de Facebook”, je me suis demandé qui pouvait bien tomber dans le panneau. Et bien il semble que plus de 2500 personnes y croient à l’heure actuelle et le nombre ne cesse de croître.

La réclame va comme suit: ” Audi, qui éprouve de la difficulté à écouler ses stocks, offre une TT à un membre de Facebook pour publiciser la marque…” et on peut lire les commentaires de chacune des personnes ayant joint le groupe en croyant avoir une chance de gagner une voiture.

Audi le confirme, il s’agit bel et bien d’un canular. Si la marque aux anneaux n’a aucune difficulté à vendre ses voitures, cet événement démontre aussi qu’un grand nombre de personnes rêvent d’en posséder une. La vigilence est toutefos de mise et plus que jamais lorsque cela semble trop beau pour être vrai.






PLEIN LE DOS

27 10 2009

Je ne trouves pas notre réseau routier particulièrement lisse, mais on s’y fait et on apprend à zigzager pour ne pas perdre des pièces de notre voiture dans certains cratères que l’on retrouve un peu partout sur le bitume. Déjà que les imperfections se multiplient, la nouvelle tendance est maintenant d’en créer quelques unes de plus avec le mince budget accordé à l’entretien de nos routes.

En effet, sur certaines rues déjà dignes du tiers-monde par leur piètre condition, on s’affaire à ajouter quelques dos d’anes. Je ne comprends pas tellement la logique et je ne crois pas du tout aux grandes réclames de ”ralentissez, la vitesse tue” puisque je ne me rappelle pas la dernière fois que j’ai vu un accident dans une petite rue résidentielle. Si l’on tente de pousser à bout les automobilistes afin qu’ils délaissent leur voiture pour le transport en commun, il faudrait commencer par offrir un tel service car les quartiers résidentiels de banlieues ne sont pas fréquentés par les autobus.

D’ici là, ces obstacles ont plutôt un effet pervers puisque non seulement ils obligent les voitures à pratiquement s’immobiliser pour ensuite réaccélérer et donc polluer davantage. Qui plus est, à regarder l’état de la peinture jaune sur ces monticules on se doute de la condition des systèmes d’échappement et d’antipollution des véhicules qui passent par là puisque ce sont les premières composantes d’un véhicule à heurter les obstacles. À nos élus: faites-donc boucher les trous avant de faire construire des bosses.

Daniel Charette





PAS CLAIR POUR TOUT LE MONDE

20 10 2009

Je me suis récemment émerveillé d’apercevoir près de chez moi sur un boulevard fort achalandé, pas moins de 11 affiches arborant la flèche blanche sur fond noir, indiquant qu’il s’agit d’un sens unique. Il était nécessaire d’être très clair puisqu’il est impossible de voir au moment de s’engager dans cette direction qu’un kilomètre plus loin il n’y a plus qu’une voie pour cause de travaux. Les malheureux qui s’y aventurent tout de même doivent rebrousser chemin après un kilomètre, sans compter qu’ils nuisent grandement à la circulation déjà pénible des véhicules circulant dans le bon sens.

Le lendemain, il n’y avait plus que 5 panneaux de sens unique malgré que les 11 de la veille étaient encore insuffisants. J’ai été témoin d’une incroyable cohue, où une dame agée pris en contre-sens était victime de la rage d’un autre automobiliste. Un peu plus tard d’autres véhicules ont eu un léger accrochage au même endroit. Au poste de police, on a répondu être conscient du problème mais ne pas avoir d’effectifs à envoyer sur place pour corriger le tir.

Curieusement, à quelques centaines de mètres de là sur un boulevard perpendiculaire, 2 auto-patrouilles étaient débordées à remplir des contraventions pour tous ceux qui ne ralentissaient pas à temps au moment où la limite de vitesse passe de 60 à 50 km/h. Protéger et servir?

Daniel Charette





QUAND LA PRÉVENTION FRISE LA PROVOCATION

3 10 2009

Les avertissements sont de ce monde puisque ce monde est tout ce qu’il y a de plus imparfait. Toutefois je doute de la pertinence de certaines de ces réclames qui tiennent plus du ridicule. On s’est habitué à voir ces affiches et elles font partie du décor, mais prenons le temps de les interpréter à nouveau.

Comment vous sentiriez-vous dans un restaurant où l’on vous préciserait de faire attention pour ne pas déféquer sur le sol car cela risquerait d’incommoder les autres clients? Probablement suis-je susceptible, mais je tournerais les talons et ne remmettrais jamais les pieds dans ce restaurant merdique.

Pourquoi serait-il alors tout à fait normal de préciser à tous les usagers de la route qu’il y a un enfant à l’intérieur d’un véhicule? Les affiches de ”bébé à bord” sont pour moi une insulte puisque les conducteurs de ces véhicules semblent croire que sans celles-ci les autres automobilistes s’en donneraient à coeur joie de causer des accidents. Combien d’entre vous se lancent à toute allure en direction d’un véhicule afin de le heurter violemment mais se ravisent au dernier instant à la vue d’une de ces affiches? Au contraire, si ces gens tiennent à la sécurité de leur progéniture, ils devraient commencer par dégager leur lunette arrière de ces appendices qui obstruent la visibilité.

Le plus aberrant est que bon nombre des utilisateurs de ces avertissements ont eux même une conduite dangereuse. J’ai récemment rencontré sur mon chemin une mini-fourgonnette portant la mention anglophonne ”baby on board” qui roulait 90km/h complètement à gauche sur une autoroute à 3 voies. Après 2 appels de phares pour l’inviter à se ranger et aucune réaction, j’ai donc doublé le véhicule par la voie du centre, pour recevoir au passage un regard empreint de haine de la part de la conductrice.

Malheureusement, je n’avais pas avec moi mon affiche pour rappeller à cette dame de ne pas déféquer sur le sol si un jour elle venait chez moi.

Daniel Charette





Lettre à la SAAQ

7 07 2009

Bonjour,
j’ai eu une audience ce soir pour un constat de cellulaire au volant. Je ne craignais aucunement mon jugement puisque je parlais bel et bien au cellulaire, mais …avec un main-libre! Ma voiture est équipée d’une chaine audio avec dispositif bluetooth intégré. Je me suis donc présenté en cour avec le mode d’emploi de ma chaine stéréo, mon blacberry qui est configuré pour connexion automatique avec ma voiture ainsi que la télécommande de mon système audio, laquelle me permet de prendre ou rejeter un appel ainsi que de faire défiler ma liste de contacts à l’écran.

Malheureusement pour moi, le juge qui semblait avoir plus d’un siècle, a une interprétation toute particulière de la loi: un appareil ”muni d’une fonction téléphonique” comme le dit la loi, comprend selon ce dernier, la télécommande de ma chaine audio! Je lui ai expliqué que ”fonction cellulaire” veut dire un appareil qui peut se connecter à un satellite tel un portable ou un blackberry, mais il n’a rien voulu entendre. Il m’a répond que le fait de tenir en main la manette de ma chaine audio qui elle contrôle mon cellulaire qui est dans mes poches…me rend COUPABLE!

N’y a-t il pas une loi empêchant un juge de dire n’importe quoi? D’ici là je ne mangerai plus de pomme dans ma voiture, de peur qu’on m’apprenne qu’il s’agit d’une arme (sic).

P.S. Étant chroniqueur automobile et ayant déjà abordé à maintes fois le sujet des cellulaires au volant, le juge s’est même permis l’audace de me dire qu’il venait de m’apprendre quelque chose sur cette loi que je connais très mal selon lui.

Je songe aller en appel de cette décision ingrate. Pourriez vous me fournir la preuve écrite qu’une télécommande de chaîne audio n’est pas un dispositif à fonction téléphonique?

Merci.





TROP SOUVENT OUBLIÉE

13 06 2009

Il y a de ces voitures surévaluées que tout le monde s’arrache mais également d’autres qui sombrent dans l’oubli parfois injustement. J’ai récemment renoué avec l’une d’entre elles qui vaut le détour et qui de surcroît fait l’objet présentement d’offres alléchantes. Je fais allusion ici à la Saab 9-3 en livrée XWD.

Censée se frotter aux BMW de série 3, Mercedes-Benz de classe C et Audi A4 pour ne nommer que celles-là, je dois d’office préciser que la suédoise n’a pas tout à fait leur niveau de raffinement. Par contre, en ce qui attrait à l’agrément de conduite elle supporte la comparaison. En effet, un modèle de près de 300 chevaux équipé d’une traction intégrale sophistiquée et signée Haldex, est des plus performantes. De plus elle est facile à conduire à la limite, ses systèmes d’aide à la conduite se débranchent complètement sur demande et toute proportion gardée, elle n’est pas trop énergivore. Une version familiale est même offerte, question de joindre l’utile à l’agréable.

Si elle n’est pas plus populaire, c’est simplement que son design n’est pas à couper le souffle et surtout que l’ergonomie, comme toutes les voitures de la marque, est plus que perfectible. En effet, la planche de bord est terne et truffée de commandes toutes plus petites les unes que les autres. Et que dire de la clé de contact positionnée entre les sièges avant…

Avec les rabais présentement en vigueur chez le Général, cela compense amplement pour ces détails de présentation à mon avis, d’autant plus que l’ensemble est tout aussi fonctionnel. Pour ce qui est des performances, la traction intégrale permet de s’amuser en rendant le comportement neutre en virages. Sur piste, conduite à la limite, une Saab 9-3 Turbo-X (le sommet de la gamme) s’est rapidement laissée conduire à la limite de l’adhérence où les 4 roues perdaient simultanément et graduellement leur adhérence. Dans la neige? Pur délice.

Daniel Charette





TOUT POUR RÉUSSIR…OU PRESQUE

24 02 2009

C’est en Colombie-Britannique, plus précisément dans la vallée de l’Ockanaghan que les journalistes automobiles canadiens furent invité la semaine dernière afin de faire un premier tour de roue à bord de la Kia Soul. Non seulement étais-je de ce lot mais j’ai eu l’occasion de conduire plus souvent qu’à mon tour ces petits véhicules à la bouille sympathique. À voir tous les regards (pour la plupart admirateurs) lancés par les passants, cette Kia n’a pas fini de faire parler d’elle.

La caverne d’Alibaba.

Le prix de départ annoncé de 15 495$ est fort attrayant, mais promeut une version qui ne sera pas des plus populaires. Bien que la Soul arrive d’office fort bien équipée avec notamment des sièges avant et des miroirs chauffants, une chaîne audio compatible au format MP3 avec entrées auxiliaire et USB ainsi que la connectivité Bluetooth, le cœur de la version de base risque de peiner à la tâche. Il s’agit d’un 4 cylindres de 1,6L développant 122 chevaux et 115 lb/pi de couple qui curieusement (ou volontairement) n’équipait aucun des véhicules à l’essai. Nous avons plutôt eu droit à des livrées 2U, 4U et 4U Burner, toutes équipées du moteur 4 cylindres de 2L de 142 chevaux et 137lb/pi de couple. Ce moteur peut au choix être couplé à une transmission automatique à 4 rapports ou à une manuelle qui en compte 5, cette dernière équipant obligatoirement le modèle à moteur 1,6L. Je vous ferai grâce de la description des versions à l’essai d’un prix variant de 17 995$ à 20 995$ puisqu’il s’agit du mandat du site du manufacturier, en mentionnant seulement que le rapport équipement/prix est étonnant peu importe le modèle.

Si jeune et déjà essoufflée

Malgré la horde de commodités pour un véhicule de ce prix, on comprend rapidement une fois en route où les économies ont été réalisées. Si en conduite urbaine le moteur répond avec brio et offre de bonnes accélérations initiales, il en est tout autrement sur la grande route. Si à fond sur l’accélérateur, la vitesse augmenterait aussi rapidement que le niveau sonore il s’agirait d’un mal pour bien mais il n’en est rien. Il est nécessaire de bien planifier les dépassements ou même de les éviter tellement les reprises de 80 à 120 km/h sont lentes. Malheureusement, même la boîte manuelle ne réussit pas à améliorer la situation et la course plutôt imprécise du levier demande un certain moment d’adaptation. Il faut admettre toutefois que la région montagneuse où s’est déroulé l’essai n’aidait en rien la Soul qui se serait sans doute mieux défendue dans d’autres circonstances. Côté tenue de route par contre, j’ai été agréablement surpris. La hauteur de la caisse n’engendre que très peu de roulis, gracieuseté des optionnels amortisseurs et jantes de 18po.

Plus que du bonbon

L’habitacle est pour le moins particulier, mais invitant. Le modèle Burner avec sa planche de bord, ses contre-portes et ses sièges rouge vif en met plein la vue, mais risque de déplaire aux plus conservateurs. Qu’à cela ne tienne, je lève mon chapeau à Kia pour l’audace. Dans la même veine, les haut-parleurs sont illuminés de rouge la noirceur venue et cet éclairage possède différents réglages dont un qui suit le rythme de la musique. Mis à part ces gadgets, la position de conduite est des plus sages et offre une visibilité sans faille. Une bonne doit également être accordée au silence de roulement, pour peu que le moteur ne soit pas en pleine accélération. Offerte à prix attrayant, bien équipée et surtout en mesure de combiner une rafraîchissante originalité à un côté pratique marqué, la Soul se taillera sans aucun doute une place de choix dans cette nouvelle catégorie de véhicules en forte hausse de popularité.

Daniel Charette





PETIT NE RIME PAS TOUJOURS AVEC ENNUI

29 12 2008

Chez BMW on a pu observer ces dernières années que les diverses séries prenaient sans cesse des proportions plus importantes. La série 3 qui faisait jusqu’à tout récemment office de petite voiture sous la bannière bavaroise commençait également à souffrir d’embonpoint. Plutôt que de la ramener à ses dimensions d’il y a quelques années, on a plutôt introduit sur le marché nord-américain, la diminutive Série 1.

Bien que de format réduit, elle reprend les airs de la famille ce qui lui donne une bouille sympathique avec des blocs optiques qui paraissent quelque peu disproportionnés. Pour ajouter encore à l’effet caricatural, les jantes sont également de fort diamètre et logées dans des passages de roues placés le plus possible aux extrémités de la voiture. Disponible en configurations coupé et cabriolet de même qu’en version 128i ou 135i, la petite n’en est pas moins dispendieuse. Au bas de l’échelle, on retrouve donc la 128i Coupé pour la modique somme de 33 900$ et à l’autre extrémité le 135i Cabriolet qui est d’ailleurs le modèle essayé et disponible pour aussi peu que 47 200$, sans les options.

Mais les aubaines amusantes se font rares. Avec un sprint 0-100 km/h bouclé en moins de six secondes cheveux au vent, la table est mise pour une belle journée…à condition d’être en saison estivale. Si les accélérations sont puissantes, elles se ressentent pourtant peu dans l’habitacle. Le son du six cylindres turbocompressé de 300 chevaux est plus discret que l’on pourrait s’y attendre. Tant mieux diront certains, mais pour ma part je me serais plus à l’entendre chanter un peu plus fort. Qu’à cela ne tiennes, la radio, elle, en avait à revendre. Finissons-en rapidement avec l’aménagement intérieur en disant que les sièges étaient très confortables et que l’habillage de cuir blanc était du plus bel effet.

Sur la route, la suspension ferme et les grosses roues mettent à rude épreuve l’intégrité du châssis qui s’en tire avec honneur. Du moins en conduite normale, puisqu’en augmentant le rythme d’enchainement des virages on fini par se demander si les quatre pneus sont toujours au sol. N’ayant pas eu la chance de comparer avec la version coupé, je me doute pourtant que ce désagrément doit être atténué par la présence du toit rigide. Cette 135i décapotable s’accroche malgré tout fermement dans les longs virages mais les plus serrés laisseront paraître une tendance au sous-virage. Le bonheur à son volant réside en fait dans sa polyvalence. Elle est techniquement pratique puisqu’elle possède quatre places, elle est confortable et silencieuse tandis qu’elle ne bronche pas lorsqu’on la pousse un peu. Il y a aujourd’hui bien peu de petites voitures à propulsion sur le marché et pour certains dont votre humble serviteur, cela fait grandement osciller la balance au moment de choisir une voiture amusante.





L’AUTOROUTE 6/49

23 11 2008

Les présentes élections me rappellent qu’il y a moins de deux ans, cela m’inspirait un blogue sur le fait qu’aucun des chefs n’avait alors crû bon d’envisager l’amélioration de notre réseau routier. Finalement, les chantiers ont poussé un peu partout sur les voies rapides, signe que le bitume sera bientôt tout neuf. Maintenant qu’une crise économique est à nos portes et que même l’environnement est relayé aux oubliettes, qu’en sera-t-il des travaux en cours?

Le gouvernement au pouvoir semble avoir déjà résolu le problème en ressortant une bonne vieille recette qui fonctionne à tout coup. Comment soutirer encore un peu plus d’argent à un peuple déjà surtaxé sur tout? Les contraventions! Le scénario est le suivant : à l’endroit où seront entrepris des travaux, on dispose quelques cônes et autres bricoles de couleur orange, accompagnés d’un panneau de vitesse maximum à la baisse. Puisqu’il n’y a pas vraiment de construction, rares sont les automobilistes qui lèvent le pied et une fois quelques milliers de billets distribués, on peut entamer les travaux. Après quelques semaines à surprendre des véhicules à 120 km/h dans une zone de 80 km/h, il est évident que les gens du coin se passent le mot et qu’il n’y a plus que les gens qui ne sont pas familiers avec le secteur qui se font prendre.

L’été dernier, quelqu’un a eu un éclair de génie pour pallier à l’essoufflement de cette tactique. C’est sur l’autoroute 640, qui risque d’ailleurs d’être rebaptisée 649 depuis, que l’on a décidé après quelque temps de changer à nouveau la limite de vitesse qui était de 80km/h au lieu de 100 km/h, pour une limite de 50km/h! C’est simple, mais il fallait y penser. Même les habitués n’y ont vu que du feu, votre humble serviteur étant un de ceux-ci. Alors que je croyais rouler à 90km/h dans une zone de 80km/h, je n’ai pas cru bon de ralentir à la vue de l’auto-patrouille, qui n’a pas hésité à partir à mes trousses afin de me coller un billet pour ma vitesse de 88km/h dans une zone de 50km/h.

Je l’ai déjà mentionné, mais je tiens à le rappeler : il s’agit non seulement d’une autoroute, mais il n’y s’y trouvait aucun travailleur. D’une part, je plains les non-initiés qui ont dû se faire pincer à 115 ou 120 dans cette même zone de 50, mais ce n’est rien en comparaison de ceux qui tomberont dans le piège le jour où la vitesse sera limitée à 30 km/h sur nos voies jadis «rapides».





Mauvaise volonté

17 09 2008

Tandis que les incitations à faire des gestes pour l’environnement fusent de toutes parts, il y a une grave lacune du côté de la société d’assurance automobile du Québec. Malgré qu’on nous demande d’utiliser le transport en commun, de faire du covoiturage, de marcher ou prendre le vélo, pour diverses raisons ces solutions peuvent ne pas nous convenir. En tant qu’adulte responsable qui tient à faire sa part pour la planète, l’idée m’a traversé l’esprit de mettre, du moins pendant la saison estivale, mon amour des voitures de côté et de m’initier au monde des deux roues. Voilà un moyen de transport individuel à faible consommation et qui peut être garé pratiquement n’importe où. Alors que je m’attends à une sorte de tape sur l’épaule pour vouloir commettre un tel geste, car je préfère franchement les voitures aux motos, je me rends compte qu’en réalité la SAAQ, ou plus simplement notre gouvernement provincial, tente de me dissuader de poser un tel geste.

”Bonjour, je viens de décider d’être à la merci de dame nature et de mettre le côté pratique aux oubliettes en posant un geste responsable : je veux immatriculer une moto…” Malheureusement, le certificat d’immatriculation (valide seulement 6 mois par année) est offert à un prix rendant complètement inutile la consommation de fibres. À cela s’ajoutent les assurances qui sont également exagérées pour finalement me faire réaliser que je n’ai pas les moyens de faire ma part. Si le gouvernement avait réellement une conscience écologique, il mettrait sur pied une grille de tarifs plus raisonnables pour les motos. Un compromis serait d’abaisser le coût d’immatriculation des motos de faibles cylindrées qui ne sont pas ultrasportives, ce qui permettrait de séparer le clan des dangereux qui font des acrobaties stupides sur les routes publiques des utilisateurs consciencieux à la recherche d’un moyen de transport économique. Simplement pour cela il faudrait que la SAAQ accepte, du moins jusqu’à ce que le nombre de motocyclistes augmente, de perdre un peu d’argent, ce qui est inconcevable pour une société à but lucratif (sic).

La prochaine fois que l’on tentera de me sensibiliser au transport en commun ou de me faire sentir mal parce que je n’ai pas le droit de rouler sur la 15 dans la voie de gauche à l’heure de pointe seul dans ma voiture, je n’aurai aucun remord : j’ai bien voulu avoir une moto et ce n’est pas moi qui soit de mauvaise volonté.





La publication annuelle tant attendue, disponible dès le 24 septembre

11 09 2008

L’annonce officielle étant faite depuis peu dans La Presse, il m’est aujourd’hui permis de vous annoncer la sortie prochaine d’AUTO 2009. Ce titre tout simple et fort efficace ne laisse aucun doute sur le sujet du bouquin et avec pas moins de 640 pages, il promet d’être des plus complets en la matière. La qualité d’exécution est du plus haut niveau grâce à une équipe des plus efficaces qui a travaillé d’arrache-pied afin que ce livre soit la référence dans le domaine.

À ce sujet, AUTO 2009 marque le retour en force à une publication annuelle du doyen de la chronique automobile; Jacques Duval. Parmi les autres collaborateurs à avoir travaillé sur cet ouvrage, on retrouve Éric Lefrançois, Jean-François Guay, Sylvie Rainville, Michel Poirier Defoy et moi-même. En plus des essais de chacun des modèles disponibles sur notre marché, vous retrouverez des matchs comparatifs détaillés ainsi que des dossiers spéciaux sur les technologies de l’heure tels les véhicules hybrides, électriques et diesels.

Qui m’en voudra de prêcher pour ma paroisse en disant que AUTO 2009 est définitivement le livre automobile à acheter cette année? En espérant que vous en apprécierez chaque page, car comme l’a si bien dit M. Duval : « nous n’avons pas écrit le livre que les constructeurs souhaitent lire, mais celui que les automobilistes veulent lire ».





«IS» qu’il y a un problème monsieur l’agent?

5 09 2008
François Bourque

Photo: François Bourque

François Bourque

Photo: François Bourque

Si la première génération des berlines IS de Lexus marquait un tournant majeur pour la marque qui n’avait jamais cru bon jusque-là de produire des voitures agréables à conduire, la seconde génération fait encore mieux à ce chapitre. Comme si les modèles IS250 et IS350 ne suffisaient pas, on a concocté un modèle encore plus attrayant, voir explosif, qui se nomme IS-F. La haute direction de Toyota a donc dans la mire des véhicules tels les M3 de BMW, RS4 de Audi ou AMG de Mercedes-Benz. Je mets tout de suite au clair la question que vous vous posez sans doute : non ce n’est pas tout à fait la plus performante. Mais elle n’est pas dénuée d’intérêt pour autant, bien au contraire.

Si elle affiche sur papier un déficit en matière de puissance face à certaines rivales, elle en offre amplement pour notre réseau routier déficient. Fort de ses 416 chevaux, le moteur V8 permet des accélérations et des reprises foudroyantes tandis que ces mêmes chevaux sont aussi à l’aise au trot. Ce dédoublement de personnalité fait de la IS-F une voiture polyvalente et agréable au quotidien comparativement à une M3 par exemple qui semble conçue pour ceux et celles qui ont une piste de course qui relie leur domicile à leur travail. Pour les gens normaux donc, la plus performante des Lexus à ce jour est un excellent choix, pour peu que l’on soit en mesure d’allonger les quelques 64 400$ qu’elle demande. Fidèle à la tradition de Toyota, le moteur V8 de 5 litres de cylindrée est, toute proportion gardée, assez économique. En utilisation normale il est possible d’obtenir une moyenne de consommation ville/route oscillant entre 10 et 12 litres aux 100km. On prend toutefois rapidement goût au son guttural des chevaux en délire au-delà des 3500 tr/min ce qui peut parfois nous valoir des regards d’admiration, de désapprobation ou tout simplement une contravention.

Alors que je sillonnais les routes de campagne des Laurentides, je ne pouvais m’empêcher de réaccélérer promptement en sorties de virages afin que mes oreilles puissent se délecter de la riche sonorité du moteur à pleins gaz. Et voilà qu’aussitôt sorti d’une de ces courbes, alors que les 416 chevaux criaient furieusement afin de ramener rapidement la voiture jusqu’à la vitesse permise, un policier de la Sûreté du Québec qui était déjà affairé avec un autre automobiliste me fît signe de me ranger. Il se tenait debout, à côté de la voiture de sa précédente victime, avec comme seuls instruments de mesure ses 5 sens. Le problème avec la IS-F, c’est justement qu’elle en met plein la vue et les oreilles. L’agent de la paix a alors eu l’impression que j’arrivais à une vitesse folle, m’a obligé à me ranger pour ensuite me demander mes papiers et me revenir avec une contravention. Oui, oui, une contravention pour excès de vitesse puisque sans aucun appareil il a été en mesure de déterminer que je roulais très exactement à 27 km/h au-dessus de la limite légale. Saviez-vous que certains membres de ce corps policier sont issus d’un croisement de Terminator et de la femme bionique? Et bien moi je l’ai appris ce jour là. Évidemment que je donnerai suite à cette mésaventure puisque j’ai la ferme intention de faire valoir qu’une simple estimation de la vitesse n’est pas valable pour émettre une contravention.

La IS-F est une berline superbe, alliant confort et agrément de conduite comme peu savent le faire. Toutefois, il serait juste qu’il y ait sans plus tarder une campagne de rappel : cette voiture semble toujours rouler plus vite que la réalité. Si même stationnée elle donne l’impression de foncer sur nous, imaginez en sortie de virage tout en sons et en images…





Un été chargé

27 08 2008

Marie-France Thivierge

Photo: Marie-France Thivierge

Si le beau temps n’a pas toujours été au rendez-vous en cette saison estivale qui tire déjà à sa fin, votre humble serviteur n’a pas vraiment eu le temps de s’en apercevoir. Ce n’est pas une sinécure que de trouver le temps de conjuguer emploi, travail et boulot (sic). Qu’à cela ne tienne, tandis que vous étiez à l’extérieur, j’ai préparé suffisamment de matériel pour vous visser devant votre tube cathodique ou vos cristaux liquides durant les semaines et mois à venir.

D’essais sur piste, aux voyages et aux voitures qui font rêver, il y aura un peu de tout dans les prochains billets. Évidemment au train où se sont déroulés les derniers mois, les forces de l’ordre n’ont pas failli à leur devoir de ralentir mes ardeurs dans des circonstances parfois dénuées de sens. Et vous, votre été a-t-il été empreint d’automobile?





Et les pneus d’été ?

9 05 2008

Il a coulé beaucoup d’encre concernant l’importance de chausser sa voiture de bons pneus d’hiver à l’approche de la froide saison. Les nombreuses allusions faites à ce sujet dans les médias de l’automobile semblent avoir porté fruit puisque à compter de l’hiver prochain il sera obligatoire d’équiper sa voiture de la sorte.

D’un sens cela me réjouit mais j’ai bien peur que l’on ait changé le mal de place, tout simplement. Nous sommes déjà assez avancés dans le mois de mai et plusieurs véhicules circulent toujours avec des pneus d’hiver. Leurs propriétaires clament ‘’il faudra les remettre à l’automne de toute façon’’ ou encore ‘’je vais finir de les user et j’en achèterai des neufs à l’automne’’. Les gens qui ont toujours utilisé qu’un seul jeu de pneu ont l’intention de continuer de cette façon seulement ces pneus seront d’hiver, voilà tout.

Les pneus quatre saisons étaient un peu comme un futon qui n’est ni un bon lit ni un bon divan mais qui fait tout de même les deux. Hors, les pneus d’hiver ne sont pas du tout conçus pour être utilisés l’été. La composition de la gomme du pneu d’hiver permet à ce dernier de demeurer souple même à de très basses températures de façon à ce qu’il adhère à la chaussée. On pourrait comparer les pneus d’été à du beurre et les pneus d’hiver à de la crème glacée. Si le beurre devient dur et hors d’usage dans le froid, il en est de même pour la crème glacée durant les chaleurs. C’est exactement ce que le pneu d’hiver fera cet été; il fondera littéralement sur la chaussée et deviendra très glissant en plus d’être sujet à un éclatement à des vitesses de croisière élevées par de chaudes journées d’été.

Si la question monétaire vous ennuie, sachez que c’est une raison de plus pour opter pour de bon pneus d’été puisque en alternant vos pneumatiques au bon moment, ceux-ci vous dureront plusieurs années tandis qu’un été suffit pour tuer des pneus d’hiver qui auraient encore servis quelques saisons. La question écologique y trouve également sa réponse puisqu’il est préférable de jeter 8 pneus au 5 ans que 4 pneus aux deux ans.





Et quoi encore?

5 04 2008

Conscient du danger que représente le cellulaire au volant je suis toutefois qu’en partie d’accord avec la ministre des transports. J’en ai plus qu’assez de payer pour les autres.

Une utilisation dangereuse du cellulaire au volant devrait être proscrite mais puisque cela serait difficile à déceler et de surcroît facilement contestable, on a décidé d’interdire les cellulaires point final. Je tiens à préciser que je n’en fait pas une grande utilisation de toute façon, seulement je n’aurai plus le droit de le faire à l’occasion lorsque je jugerai sécuritaire de le faire à cause de certains hurluberlus.

Je me ferai probablement avoir, à un moment ou un autre en y répondant par inadvertance sans dispositif mains-libres. Je doute de la réelle volonté à nous protéger puisque même avec un mains-libres les conversations téléphoniques enlèvent une bonne partie de notre attention qui devrait être attribuée à la route. Pourquoi alors ne pas les avoir interdits tout simplement? Il me désole de n’avoir trouvé une autre explication mais je crois qu’une fois que la quantité d’infractions à cette loi s’atténuera on procédera à une deuxième phase; soit l’interdiction complète dans le seul but de mieux remplir les coffres de l’état. J’aurais préféré voir le coût de mon permis de conduire tripler, c’aurait au moins été honnête.

En attendant, j’invite les jeunes couples qui auraient envie d’avoir quelques ébats sexuels en voiture de bien vouloir au préalable se ranger en bordure de la route ou dans un terrain de stationnement. Je serais particulièrement fâché de me voir enlevé le droit de circuler en voiture avec ma compagne suite aux fins tragiques de quelques individus peu consciencieux.





Le trio en mauvaise posture

17 02 2008

Autrefois les trois grands, rien ne va plus pour General Motors, Ford et plus particulièrement Chrysler. On peut attribuer ces piètres performances à bien des facteurs mais il est certain que l’élément déclencheur fût la piètre qualité des véhicules à une certaine époque.

On a en général corrigé le tir mais comme le veut le dicton, la confiance est difficile à gagner et bien facile à perdre. Laissons donc derrière le passé et voyons ce qui se prépare. Comme observateur de la scène automobile depuis plusieurs années et pour avoir lu à peu près tout ce qui fût publié sur le sujet, je ne donne pas cher d’au moins 2 des 3 compagnies américaines restantes.

GM est bien sur celui qui a le plus de chance de s’en sortir bien que les efforts se doivent d’être constants, pas question ici de s’asseoir sur ses lauriers après seulement quelques bons coups. La division Saturn connaît une belle remontée, elle qui se dirigeait tout droit vers le gouffre il n’y a pas si longtemps. Les hybrides ont la cote mais exigent parfois des déboursés énormes. Offrir des véhicules dotés de cette technologie à un coût accessible à la classe moyenne n’est qu’une des bonnes idées qui a germé de chez le Général dernièrement. Reste maintenant à s’assurer que la fiabilité de tout ces beaux modèles sera au rendez-vous après quelques années d’utilisation et la valeur de revente pourrait tranquillement remontée ce qui cesserait de décourager, avec raison, autant d’acheteurs de véhicules neufs.

Chez Ford, tout ne tourne pas rond. Pourtant ce ne sont pas les moyens qui manquent puisque les mécaniques utilisées sont généralement efficaces et fiables, le problème serait plutôt du côté des contenants que du contenu. Si on voit encore des concessions arborant l’ovale bleu aujourd’hui, c’est probablement dû aux camionnettes de série F. Ces dernières sont les meneuses de la catégorie depuis 40 ans engrangeant la majeure partie des profits de l’entreprise. Du côté des VUS ça passe encore mais pour le particulier, à la recherche d’une voiture, il se fait mieux à peu près n’importe où ailleurs. Il y a certes la Mustang qui jouit d’une belle popularité mais elle s’adresse à un public bien précis. Tout repose finalement sur les berlines compacte Focus, intermédiaire Fusion et grand format Taurus. Dans le premier cas, la solution est simple, cessez gens de Ford de rafraîchir cette plate-forme et importer au plus vite la version européenne qui partage ses gênes avec la Mazda 3. Pour la Fusion, c’est bien mais rappelons que dérivée de la Mazda 6 qui fait peau neuve cet été, elle se doit de faire de même sous peu pour rester dans la course. Tant qu’aux Taurus ou Five Hundred, peu importe, l’acheteur de ce type de véhicule optera avec raison pour une Chrysler 300 ou Dodge Charger. L’architecture à propulsion revient à la mode et Ford se doit de réagir. Le concept Interceptor est peut-être un pas dans la bonne direction. Espérons que la nouvelle sous-compacte Fiesta arrive chez nous avant qu’il ne soit trop tard.

Chrysler semble sur le respirateur artificiel depuis quelques temps. La semaine dernière on apprenait que 4 de ses usines aux États-unis fermaient temporairement leurs portes. Si le point de non-retour n’est pas atteint, il faudra mettre les bouchées doubles, ce à quoi cette compagnie semble habituée, elle qui a passé à un cheveu de la faillite plus d’une fois par le passé. La force de Chrysler est sans contredit au niveau du design, resterait maintenant à faire du ménage dans l’éventail de modèles puisque plusieurs semblent se piler sur les jantes tandis qu’aucune sous-compacte n’est offerte. Une alliance, comme celle avec Mitsubishi qui avait donné naissance aux Dodge Colt est peut-être la solution. Il suffirait ensuite de passer la petite voiture au bistouri pour lui donner un look accrocheur et dieu sait que Chrysler en est capable. Il serait bien aussi de mettre quelques efforts du côté des chaînes de production où les assembleurs ne semblent pas motivés outre mesure. Il est de bon aloi d’avoir des composantes joliment tournées mais si elles sont assemblées à la hâte c’est peine perdue. Le choix de certains plastiques dans des véhicules comme les Caliber, Patriot et Compass sont tout simplement d’une autre époque et donnent des frissons au toucher; pour le coup de foudre on repassera. Mais Chrysler prépare peut-être un grand coup qui créera un engorgement dans ses salles de montre, vous vous souvenez l’Autobeaucoup…





La joie de vivre

19 01 2008

Je ne suis pas un modèle à suivre, faites ce que je dis et pas ce que je fais : la douceur de mère nature réveille en moi l’adolescent. Mes notions terre à terre de conduite écologiquement responsable ainsi que l’importance des pneus d’hiver, laquelle je milite régulièrement, prenne le bord! Pendant que certains associent ce climat inhabituel pour un mois de janvier au réchauffement climatique, moi je ne pense qu’à en profiter pour m’amuser au volant. Pourquoi pas même changer de pneumatiques l’instant d’un week-end et aller se faire plaisir sur une route de campagne avec des courbes invitantes?

Je sais, ce n’est pas raisonnable, de plus que la chaussée détrempée et parsemée de sable et gravier peut s’avérer très dangereuse. Je serai donc sage…enfin, j’essaierai. Mordu d’automobile que je suis, l’hiver est mon pire ennemi, même si je pratique pourtant des sports d’hiver. Si j’éprouve en ce moment des envies de conduite sportive en regardant la l’asphalte sèche, je crois qu’il serait préférable de rester à l’intérieur entre le foyer et un chocolat chaud à rêvasser sur internet de notre prochain bolide ou ensemble de jantes.

Sur ce, bonne année 2008 à tous les lecteurs, parents et amis tandis que L’Univers Automobile entame sa deuxième année avec grande envergure.





On m’a pris pour un con

20 12 2007

Ce billet fait état d’un billet, d’un ticket en bon français ou comme je préfère me l’imaginer, un joli cadeau de noël à ma municipalité. Je tiens à mentionner que le montant débourser à un cadeau n’est pas proportionnel à l’amour éprouvé à l’endroit de celui qui le reçoit, mince consolation pour mes proches. Effectivement, à l’occasion du 25 décembre prochain, tous dans mon entourage, se sont entendus pour ramener les offrandes à des montants plus raisonnables malgré que le centre commercial du coin tente de nous faire sentir cheap si nous n’achetons pas un téléviseur au plasma à chacune des personnes qui nous tient à cœur. Une exception toutefois, l’arrondissement thérèse-de-blainville qui malgré les coûts exorbitants qu’ils exigent pour de simples procédures lors de la rénovation de votre demeure, ose s’approprier un cadeau de noël bien au-delà de ce qui leur revient.

En revenant de quelques courses et pris d’un coup par un fort appétit, ma conjointe et moi décidâmes de casser la croûte à Blainville. Toujours dans un souci d’économie à la venue de la période la plus coûteuse de l’année, nous jetons notre dévolu sur une petite pizzeria pour manger en vitesse. Ce n’était pas encore l’heure de pointe pour le souper, le stationnement était donc désert et je me suis stationné le plus près possible du restaurant. À ma sortie, quelle ne fût pas ma surprise de voir un emblème arborant une chaise roulante sur le mur devant mon véhicule. Ma compagne et moi étions étonnés de ne pas l’avoir remarquée à notre arrivée puisqu’elle était si évidente et que nous avions jeté un coup d’œil à l’entourage avant de se garer à cet endroit. Une brève analyse me démontra que les trottoirs venaient tout juste d’être déblayés de toute la neige qui les couvraient à notre arrivée et je devinai qu’il en était probablement de même pour l’enseigne. Je déblayai donc les quelques centimètres de neige qui ont recouverts mon pare-brise en à peine 30 minutes pour y découvrir une contravention s’élevant à pas moins de 151$. Qui se stationnerait à un endroit réservé aux handicapés quand le stationnement entier s’offre à lui puisqu’il est pratiquement désert? Un con, tout simplement et je crois que le policier m’a à tort accoler ce titre. Bien que je ne sois pas détective, j’ai su relever toute l’histoire en moins d’une minute, qui de moi ou de ce policier est sensé être le meilleur pour enquêter?

Bien malheureux pour eux, mais le maigre 151$ qu’ils extirperont de mon portefeuille, ils le perdront d’une façon ou d’une autre. Un citoyen mécontent n’investi pas des milliers de dollars sur sa propriété et plutôt que d’aller faire rouler les caisses d’un restaurant qui paie des taxes à cette même ville, il ira ailleurs où les pancartes ne surgissent pas sans préavis de sous la neige. C’est un cadeau de noël volé qui ne leur était pas destiné et je me sens abusé.





Nouvelle collaboration

4 12 2007

soltice&miata

J’ai le plaisir de vous annoncer qu’en plus de ce blogue, j’écris dorénavant des articles au sein d’une équipe expérimentée. En effet, je couvre l’actualité automobile sur le site guideauto.com, aux côtés de Sylvie Rainville et Jacques Duval. Bien qu’une bonne partie de mon temps soit consacré au sein de cette équipe, le blogue de l’Univers Automobile continuera parallèlement sa route, puisque ici se retrouvent des expériences et points de vue plus personnels. Au plaisir donc, de vous revoir sur un site comme sur l’autre.

Daniel Charette





Malchance hivernale.

29 11 2007

Par un matin de tempête, la ville couverte de ce lit blanc si froid, je m’apprête à sortir et je suis une fois de plus à la dernière minute. Je démarre mon véhicule à distance pour faire fondre la neige qui le recouvre et ainsi je m’imagine que je gagne du temps. J’ai tout faux…

Mon Ford Explorer est bien chaussé et stationné prêt à partir, face à la rue dans mon stationnement très incliné de la maison vers la voie publique. Tout semble parfait, je termine de me préparer, j’embarque mon véhicule déjà réchauffé et par le fait même, probablement exempt de neige, je franchis un petit banc de neige et me voilà en route! Si c’était vrai…

Aussitôt le nez dehors, je remarque que mon véhicule n’est pas en marche mais le démarreur a bien fonctionné puisque que la neige fond dans le pare-brise. Une fois assis dans le véhicule, je comprends ce qui s’est passé : le bas niveau du réservoir d’essence, combiné à l’inclinaison de l’entrée simulent une panne sèche. Le carburant présent dans les canalisations me permet habituellement de démarrer et de ramener le véhicule à un niveau normal avant qu’un tel incident se produise, mais le démarreur a fait fonctionné le véhicule plusieurs minutes.

Puisque ce n’est pas la première fois que je me retrouve dans cette situation, je met simplement le véhicule au point mort en sachant qu’une fois dans la rue il va démarrer. Mais mon, un peu trop vaillant, ami le chasse-neige a fait un amoncellement juste ce qu’il faut pour m’immobiliser et le gars pressé dit quelques mots du petit catéchisme. Un 4×4 ça traverse un banc de neige sans problème, mais avec un moteur en marche! Je suis tout simplement incapable de le pousser dans un sens comme dans l’autre et je me retrouve finalement dans la neige jusqu’aux genoux pour me rendre au cabanon voir si je n’aurais pas un bidon d’essence.

Heureusement, oui, et le moteur démarre au quart de tours (il avait déjà eu le temps de se réchauffer). Je ne peux en vouloir à personne d’autre qu’à moi-même et si je me permets aujourd’hui d’en rire c’est que cet événement m’est arrivé l’hiver dernier et je ne compte pas me faire prendre à nouveau!

Dan Charette





Montréal sous surveillance.

19 11 2007

Chers automobilistes et lecteurs, saluez la nouveauté: Montréal sous surveillance. Par le biais de cette nouvelle catégorie accessible sur www.luniversautomobile.com nous tenterons, vous et moi, d’étaler au grands jours les faits cocasses en lien avec l’automobile. L’humour étant bénéfique pour la santé, certains faits ou véhicules méritent d’être répertoriés pour ainsi être accessibles à tous.

Certains songent peut-être déja à la curieuse Firefly d’un voisin arborant fièrement une peinture rose à pois verts ou encore une Mini-Van se donnant des airs de Hot-Rod avec des prises d’airs factices et quelques flammes sur les portières. À vos appareils photos, immortalisez le tout et envoyez le à luniversautomobile@hotmail.com accompagné, si possible, du nom de la ville où vous avez trouvé cette merveille. Tout autre matériel se rapportant à la fois à l’humour et à l’automobile pourrait se voir publié dans cette nouvelle catégorie haute en couleur et en rires.





Que reste-il?

14 10 2007

Pour la minorité d’entre nous qui aimons les voitures, les modèles susceptibles de susciter de grands élans de passion se font de moins en moins nombreux. Il y a bien quelques voitures exotiques spectaculaires mais malheureusement pas à la portée de toutes les bourses. Je suis parfois jaloux de ceux et celles pour qui l’automobile n’est qu’un moyen de transport et pour qui une voiture sport n’est en fait qu’un modèle à vocation économique affublé de jantes spéciales, d’un aileron arrière et autres pacotilles.

Combien au juste reste-il de coupés sport abordables? Un coupé sport devrait être une voiture conçue dans ce but précis et une quelconque Focus, Civic ou Cobalt même en version GFX, Si ou SS n’est en fait qu’une variante sportive d’un modèle des plus banals.

La disparition en 2008 de la petite Acura RSX, malgré qu’elle était mue par les roues avant, laisse un vide dans la gamme Honda. Toyota aussi qui n’a jamais présenté de remplaçante à la Celica voir même à la MR2 et à la Supra qui avaient l’avantage d’être des propulsions. Il reste bien la Mustang mais avec la dernière mouture on se rapproche du coupé grand tourisme de par les dimensions et le poids assez importants. La Nissan 350z est une des dernières options et fort, heureusement, un choix judicieux.

Alors que faire? On met le paquet et on s’achète une Corvette ou une Porsche? Ou on fait tout simplement un X sur ce besoin non essentiel à la survie? Dans mon cas ce n’est même pas une option…je trouverai bien une solution viable.

Dan Charette





Avis contraire

1 10 2007

Le Guide de L’auto, cet ouvrage que je louange depuis plusieurs années n’est malheureusement plus ce qu’il était. Les temps changent et les personnes qui font de cet ouvrage ce qu’il est se succèdent, ce n’est peut-être que moi qui ne s’y fait pas.

Par contre, l’édition de la semaine dernière, version télé, m’a déçue au plus haut point. Comme si l’on avait eu peur de fâcher les auditeurs, on a préféré les traiter comme des enfants pour qu’ils répondent au doigt et à l’œil. Je croyais qu’il s’agissait en premier lieu d’une émission pour informer les consommateurs…

Un invité spécial est venu nous parler des problèmes de pollution en région métropolitaine afin de changer certaines mauvaises habitudes des automobilistes. À l’approche de l’hiver, le démarreur à distance a été pointé du doigt tout au long de la chronique. Un moteur qui tourne inutilement au ralenti, tout le monde le sait, ca pollue. Mais plutôt que d’en suggérer une utilisation raisonnable, on a tenté de nous dissuader de ses avantages.

Puisqu’il est dommageable pour un moteur de tourner par temps froid, on nous a conseillé de le réchauffer en roulant plutôt qu’au ralenti, ce qui me semble n’avoir aucun sens. En attendant que l’huile se réchauffe pour atteindre un bon niveau de viscosité et pouvoir adéquatement protéger les composantes en mouvement dans le moteur, il est justement préférable de le laisser tourner au ralenti de sorte que la friction soit réduite au minimum.

Aussi, une couverture sur les bancs nous réchaufferait tout aussi bien…désolé mais je ne marche pas. Va pour le postérieur, mais les mains, le visage, notre respiration qui produit de la condensation et met en jeu notre sécurité en buant les fenêtres? Tout cela sans compter les réactions ralenties de la mécanique qui peuvent s’avérer dangereuses.

Par grands froids, si l’endroit où est stationnée votre voiture vous le permet, branchez votre chauffe-moteur une trentaine de minutes avant de démarrer et surtout, n’ayez crainte : votre voiture ne s’y habituera pas de manière à ne plus démarrer par la suite sans cet accessoire, il s’agit d’un mythe ridicule. Assurez vous aussi d’utiliser une huile conçue pour rester liquide à basse température, telle une 5W30 ou même 0W30. Finalement, si vous devez démarrer votre voiture à l’avance, que 2 à 3 minutes suffisent généralement pour amener votre moteur à une bonne température de fonctionnement.

Tout de même l’idée à propager est très valable : ne laissez pas votre moteur tourner inutilement au ralenti. Je m’efforcerai moi-même de ne pas faire d’utilisation abusive de ma télécommande.

Dan Charette





La voiture à cinq milles dollars.

19 09 2007

Le portrait est le suivant : étudiant (e), budget limité à 5000$ à cause d’un emploi à temps partiel, voulant une voiture avec qui il fera bon vivre, à faible coût durant les 4-5 années à venir, le temps de compléter ses études.

Ce qui semble simple à prime abord s’est avéré plutôt complexe je vous assure. La décision était des plus difficiles à prendre, car malgré le faible montant en jeu, il était primordial de viser juste. Une voiture à moteur 4 cylindres et transmission automatique était nécessaire pour minimiser les coûts et faciliter l’usage.

Les japonaises, durable et fiable mais… pour rester sous la barre des 5000$, qu’est-ce que l’on obtient vous croyez? Pour commencer, la voiture sera du siècle dernier, c’est incontournable et l’odomètre oscillera autour des 200 000km. Mais c’est fiable…et pas tuable vous dira-t-on en bon français. Une Tercel ou une Civic 1998 c’est bien, mais est-ce que ça durera jusqu’en 2012?

Les américaines tant qu’à elles sont abordables. Il fait chaud au cœur de voir qu’il y a moyen d’avoir une auto exempte de rouille mais est-ce tout ce qui compte? Je ne suis pas inquiet qu’un Cavalier ou Sunfire 2002 avec moins de 100 000km au compteur roule pendant 10 ans, mais avec combien de milliers de dollars en réparation? Cela semble dépendre des exemplaires, car certains atteignent des kilométrages élevés sans problèmes majeurs tandis que d’autres ont des troubles de joints de culasse ou même de transmission. Personnellement je prendrais peut-être le risque mais je ne conseille pas ce genre de voitures pour quiconque n’ayant qu’un emploi à temps partiel et par conséquent, qu’une très petite marge de manœuvre pour les imprévus. Une Focus se vends un peu plus cher et nous ramène donc en 2000 ou 2001 avec de la chance, et tourne autour de 130 000km. Sans être une voiture à problème, cela ne me semblait pas être un coup sûr.

Finalement, j’ai compris pourquoi les stationnements de cégeps et d’universités sont remplis à craquer de Hyundai Accent; c’est beau, bon, pas cher. Pour 4500$ j’ai dénicher une Accent 2001, 4 portes, automatique avec…(roulements de tambour) : les assistances électriques! N’ayant que 90 000km au compteur et une garantie de 1 an, ça augure plutôt bien. Ce n’est certes pas le grand luxe mais les petites besognes sont accomplies sans rechigner, les pièces de rechange sont plus qu’abordable et la fiabilité, sans être tout à fait au niveau des japonaises, ne risque pas de faire apparaître des cheveux blancs prématurément.

Dan Charette





Le plus grand d’entre tous.

2 09 2007

soltice&miata

Je parle ici dans le domaine du journalisme automobile québécois et j’ai nommé; Jacques Duval. Si ce n’était de cet homme, l’univers automobile n’existerait probablement pas car la beauté de son écriture m’a fait découvrir qu’il n’y a pas que les fiches techniques qui comptent, la description des sensations de conduite permet parfois de se croire au volant, au plus grand plaisir des lecteurs.

Tantôt disque-jockey, tantôt pilote, il y a beaucoup de choses que nous ne savons pas sur celui que nous connaissons surtout comme chroniqueur. Les plus jeunes se rappellent surtout du guide de l’auto en version livre et télé mais les débuts de cette grande aventure remontent en fait aux années soixante sous l’appellation : Prenez le volant. Bien avant les VJ de musique plus, Mr Duval animait une émission intitulée le Cimetière du disque à Télé Métropole, pardon; TVA. Il a aussi connu son heure de gloire comme pilote au volant de diverses voitures, notamment de Porsches.

Le mois prochain, plus précisément le 24 octobre, sera en vente dans les librairies son autobiographie. De Gilbert Bécaud à Enzo Ferrari, tel est le titre et contenant environ 500 pages dont 64 de photos couleurs, c’est à ne pas manquer!

Dan Charette





Le pire investissement.

25 08 2007

soltice&miata

 

Nous avons tous déjà entendu dire que l’on apprend de nos erreurs. Autant cela vient de s’avérer véridique pour moi, autant il serait bien de transmettre ce que l’on a appris à d’autres de façon à ce qu’ils n’aient pas à commettre l’erreur.

Dans le cas présent, il s’agit d’une Ford Mustang 1983 que j’ai revampée il y a quelques années. J’ai acheté cette voiture en 2002, pour la modique somme de 6000 dollars. La voiture était défraîchie mais exempte de rouille et ne présentait aucun défaut majeur. J’ai utilisé cette voiture au quotidien pendant l’été puis à l’automne, convaincu que c’était bien la voiture que je voulais, j’ai entrepris le grand projet. Deux années et quelques 10 000 dollars plus tard, la voiture était telle que je l’avais imaginée : mécanique de Mustang 1992 un peu vitaminé, peinture de SVT Cobra 1998, intérieur neuf, jantes, aileron, prise d’air, etc. Cette voiture a fait tourner bien des têtes depuis son retour sur la route en 2004.

Évidemment je ne me suis pas assis sur mes lauriers pour autant, je me suis aussitôt mis à la recherche d’un prochain projet, ce qui m’a entraîné progressivement à me désintéresser de cette voiture. Au point où avant de commencer à personnaliser un autre bolide, j’ai eu l’idée de vendre cette Mustang pour avoir à la fois plus d’espace et de liquidité.

Réaliste, jamais je n’ai imaginé récupérer tout l’argent investi, mais logiquement je devais obtenir pour cette voiture un prix se situant entre ce qu’elle m’avait coûté à l’achat et ce à quoi elle me revient aujourd’hui. C’est pourquoi je l’ai d’abord annoncée à 12 000 dollars, mais je n’ai eu que des contre-offres de 8000$ ou 9000$ que je jugeai à l’époque trop peu généreuses. Quelques mois plus tard, et plus décidé que jamais, je la mis en vente cette fois à 10 000$, m’assurant ainsi une vente rapide, mais pas un seul coup de fil. Abattu, je tentai à 8000$ puis à 7500$, toujours sans réponse. Des voitures semblables en bien plus mauvaise condition se vendent pourtant pour 8000$. Par curiosité, et même prêt à refuser de vendre, je l’ai annoncée à nouveau il y a quelques jours à 6000$! C’est ce que j’avais payé à l’époque et je ne m’étais pas fait avoir. L’intérieur était en piteux état, idem pour la peinture, mais c’était tout de même une bonne affaire, alors avec 10 000$ d’investi, les réponses ne devraient pas tarder… Et bien sachez que la seule et unique réponse que j’ai obtenu fût un échange, sans aucune compensation monétaire, contre un VTT! Oui oui, un Yamaha Banshee 2004 qui vaut environ 4000$ d’après mes recherches; pourquoi pas un vélo tant qu’à y être!

Inutile de préciser que je conserverai cette voiture mais l’important en fin de compte s’est de s’assurer de la valeur de revente d’un projet une fois complété. À l’époque, je n’avais pas l’intention de revendre cette Mustang un jour mais finalement les temps changent et j’en paie les frais.

Pensez- y à deux fois avant de mettre une pareille somme sur un véhicule, ou si vous avez déjà fait la gaffe et êtes capable comme moi d’en rire aujourd’hui, partagez donc cette histoire avec nous.

Dan Charette





On ne manque rien.

18 08 2007

L’arrivée sur le marché nord-américain des voitures chinoises a passé à un cheveu près il y a quelques mois. Certains craignaient ces voitures comme la peste, tandis que d’autres voyaient en elles une occasion de se payer une voiture neuve à bas prix.

Bien qu’elles n’aient jamais touché le sol canadien, ces voitures sont vendues en Europe, il est alors possible de faire le point et de s’imaginer de quoi cela aurait eu l’air chez nous. Pour commencer, les chasseurs d’aubaines seraient restés sur leur appétit; une Brilliance BS6 , berline placide s’il en est une, se détaille entre 19 000 et 23 000 euros, soit plus de 32 000$ canadiens dans le cas d’une version bien équipée. Pour ce prix, il est facile de trouver mieux.

Si au moins, on nous proposait une voiture d’excellente qualité, solide et bien conçue, ce ne serait alors qu’un demi-mal, or il en est tout autrement. L’ADAC, un organisme allemand, a fait des tests de collision avec ces voitures et le résultat ferait peur au plus téméraire des cascadeurs. Cette Brilliance BS6, ne brille pas de tous ses feux et n’a obtenu qu’une seule étoile à ces tests. Idem pour la Landwind, un utlitaire tout aussi chinois. Dans le cas de ce dernier, il est intéressant de noter qu’il s’agit d’un véhicule General Motor fabriqué sous licence.

Avec de pareils résultats lors de crash tests et à une vitesse de seulement 64km/h, on peut s’imaginer le pire. Pourquoi pas une Volvo usagée après tout?

En vidéo :

Brilliance BS6

Landwind (un petit air d’isuzu rodeo vous ne trouvez pas?)


Dan Charette





Pour mélanger les mélangés.

21 07 2007

Bien que j’adore l’automobile et tout ce qui l’entoure, au quotidien c’est un sujet de conversation que je tente d’éviter. Malheureusement, trop de gens savent qu’il s’agit d’un de mes centres d’intérêts et m’intègrent, bien malgré moi, dans leurs conversations.

Nous avons tous eu à un moment ou un autre, souvent professionnellement, à introduire quelqu’un dans un contexte pendant de longues minutes pour n’avoir finalement qu’un bref échange qui de surcroît, n’est pas toujours des plus enrichissants.

Et bien les constructeurs automobiles s’amusent à nous faire perdre encore un peu plus de notre temps à ce jeu. Ce n’est pas d’hier que certaines marques prestigieuses utilisent une poignée de caractères alphanumériques, sans former de mot, pour désigner leurs modèles.

Maintenant que de plus en plus de modèles voient leur jour ainsi nommés, il devient parfois difficile de savoir de quelle modèle il s’agit dans certaines conversations. Avec un nom au moins, on peut finir par se comprendre mais les chiffres c’est plus embêtant. Si quelqu’un vous parle d’une Dodge SX4 par exemple, s’agit ‘il d’une Suzuki ou bien est-ce une SRT-4? Peut-être même que la personne est plus mêlée que l’on pense et ce serait une camionnette FX4 (Ford F-150). Dans le cas d’une berline de luxe, on pourrait entendre : tsé là, le char de luxe.. la X35.. les possibilités sont variées : FX35, XG350, G35, X3 ou X5, et j’en passe.

Voilà pourquoi parler de voitures avec le beau-frère du gars de la shop , est si fatiguant…je préfère de loin bloguer. Lorsque quelqu’un vient jusqu’ici, il y a de fortes chances qu’il soit connaisseur et vraiment passionné.

Dan Charette





Conduite économique

7 07 2007

Le prix de l’or noir à la hausse une fois de plus, mille et un gadgets visant à réduire la consommation en carburant de votre véhicule inonderont bientôt le marché. Dans plusieurs cas les économies promises ne se manifestent tout simplement pas tandis que lorsqu’une légère baisse est notée, la puissance disponible suit la même tendance.

En effet, plus votre véhicule performe, plus il consomme. Afin d’avoir toute la puissance disponible au bout du pied…juste au cas où, je ne conseille aucun dispositif qui réduit volontairement le potentiel du véhicule. Avoir voulu un véhicule moins performant et plus économe, probablement que c’est ce que l’on aurait acheté.

Pour réellement économiser de l’essence, il y a tout de même de petits trucs simples. Tout d’abord un véhicule en bon ordre de fonctionnement muni de pneus adéquatement gonflés vous aidera. Mais surtout, accélérez progressivement et laissez vous allez quand vous voyez que le trafic ralenti au loin. En effet, nombreux sont les automobilistes qui démarrent en trombe au feu vert pour aussitôt freiner car le suivant passe au rouge. L’utilisation du régulateur de vitesse sur les longs trajets joue aussi en votre faveur, à condition qu’il n’y est pas trop de pentes.

Personnellement, je m’adonne au jeu de l’odomètre et ca me réussit assez bien. Cela consiste en fait à tenter de battre mon propre record de kilométrage avant de refaire le plein. Ma conduite s’en trouve généralement adoucie sauf lorsque je me rends à l’évidence que je suis mal parti pour battre mon record; j’ai alors le pied pesant jusqu’à la dernière goutte… il faut bien se contenter de temps à autre.

Dan Charette





Moi, je dompte.

27 06 2007

soltice&miata

soltice&miata

Sous l’ardent soleil d’un après-midi de juin, je me suis retrouvé en compagnie de ma conjointe pour me prêter au jeu du dompteur. L’hippodrome de Montréal fût l’hôte de cette rencontre entre bêtes et maîtres. N’ayez crainte, je ne me lance pas en chronique équestre. Les chevaux présents étaient nombreux, mais tous sous des capots flanqués d’emblèmes Chevrolet.

Cette activité est destinée aux jeunes conducteurs et a pour but de leur donner de bonnes habitudes de conduite et de précieuses techniques à utiliser en situation d’urgence, le tout de façon amusante. Je m’y suis donc rendu afin de voir de quoi il en retourne.

De prime à bord, je croyais retrouver sur place une poignée de vendeurs Chevrolet triés au volet et s’improvisant instructeurs de conduite. Or il n’en est rien. Contrairement aux écoles de conduite pour qui la détention d’un permis de conduire est le seul critère pour enseigner, aux dompteurs de Chevrolet nous avons droit à de vrais professionnels. De véritables coachs de course automobile ou des pilotes reconnus, tel que Richard Spénard et Patrick Carpentier pour ne nommer que ceux-là.

Pour commencer, nous avons eu droit à un module théorique, qui contrairement aux bancs d’écoles, n’a rien d’endormant. Des principes de base sur la sécurité y sont clairement expliqués de même que quelques astuces pour la conduite sportive.

Nous avons par la suite eu droit à trois autres modules, pratiques cette fois. À chaque épreuve, nous avons essayés à tour de rôle différents véhicules et nous avions les commentaires d’un instructeur en direct par radio. Enchaînement de courbes et slalom sur tracé de cônes, freinage sur chaussée glissante et contournement d’obstacle furent les sujets des exercices. Du conducteur débutant à celui qui a déjà quelques aptitudes, chacun y trouve son compte et profite de judicieux conseils dans un environnement sécuritaire.

Malgré le nom de l’événement, pas une seule fois je n’ai entendu qu’une telle ou telle manœuvre était rendue possible grâce à la conduite précise et au freinage exceptionnel de la Chevrolet blablabla… pas une seule fois. C’est très bien ainsi et je lève mon chapeau à General Motors et à toute l’équipe des dompteurs pour cet événement. Si une prochaine édition a lieu en 2008, j’encourage quiconque désireux de perfectionner sa conduite à y participer.

Dan Charette

Pour plus de détails sur l’événement, visitez: www.dompteursdechevrolet.ca





Hors-route

13 06 2007

soltice&miata

soltice&miata

Depuis toujours, je suis un amateur de voitures. De voitures sport tout particulièrement. Je suis de nature à rouler rapidement sur l’asphalte plutôt que de franchir des obstacles ou m’aventurer hors des sentiers battus. Pourtant, j’ai parfois à faire l’essai de VUS et autres 4×4. Pour mieux mesurer les qualités intrinsèques de ces véhicules et comprendre le plaisir qu’il est possible d’avoir à leur volant, rien de mieux donc, que de m’y initier.

Pour les besoins de la cause, je me devais de trouver un véhicule robuste, en bon état mécanique mais tout de même assez confortable pour ne pas trop me dépayser des automobiles. J’ai arrêté mon choix sur un Ford Explorer XLS 1999 de l’avant-dernière génération ayant 84 000km au compteur. Ce modèle possède un solide châssis autonome et un moteur V6 4.0 qui est résistant à défaut d’être silencieux. Une fois équipé d’une suspension légèrement surélevée et de pneus Kelly Safari MSR de dimension 31X10.5R15, j’étais fin prêt.

Première leçon : ne jamais s’aventurer seul. Je l’ai appris à mes dépends. Une petite flaque d’eau en apparence inoffensive m’a valu un appel à la remorqueuse après avoir calé le véhicule jusqu’à la moitié des portières ainsi que le compartiment moteur. Ce n’était que partie remise. La mécanique drainée et l’habitacle asséché, l’escapade suivante fût des plus amusante, accompagné bien sûr, d’autres 4×4 au cas où…

Ma méconnaissance de la conduite en hors-route n’ayant d’égal que ma volonté à franchir les obstacles me valurent d’agréables surprises. J’ai en effet grimpé des pentes abruptes à ne plus voir que le ciel, traverser des étendues de boue plus qu’inégales et même, quelques flaques d’eau; mais avec un peu plus de retenue cette fois.

Je vous le confirme, la conduite hors des sentiers battus peut être grisante. Je ne me lasserai jamais des voitures sport, mais j’ai maintenant une alternative intéressante pour les jours de pluie.

À bientôt avec les détails d’une prochaine excursion et d’ici là,

Qu’il y ait une route ou pas, soyez prudent…

Dan Charette





La farce de la surtaxe.

1 06 2007

Chaque catégorie de véhicule a une description de tâches spécifique. Les nouvelles mesures visant à favoriser l’achat d’un véhicule économique ne tiennent malheureusement pas compte si l’acquéreur se servira de son véhicule à bon escient.

Va pour le rabais à l’achat d’un véhicule à faibles émissions mais on ne devrait pas automatiquement pénaliser les acheteurs de vus et grosses voitures. Si le propriétaire d’un de ces véhicules gloutons l’utilise pour faire du covoiturage? Un vus, aussi énergivore soit-il, consommera tout de même moins que quatre voitures compactes. Et l’individu qui utilise sa camionnette seulement les fins de semaine pour des activités de plein air? Il sera lui aussi injustement puni.

Si par exemple une personne fait l’effort d’habiter assez près de son lieu de travail pour s’y rendre à vélo, il ne devrait pas être victime d’une taxe à l’achat de son véhicule quel que soit-il puisqu’il ne l’utilise que très peu et de manière intelligente.

Je crois que la mesure la plus appropriée demeure la taxation directement sur l’essence. Plus on consomme, plus on paie, point à la ligne.

Dan Charette





Dangereuses sous-compactes

24 05 2007

Un peu comme l’insalubrité et les clochards, les sous-compactes sont monnaie courante en région métropolitaine et leur utilisation est tout à fait justifiée. Il y a bien quelques gros VUS qui s’y retrouvent inutilement mais la tendance semble être de plus en plus à la petite bagnole et c’est tant mieux.

Si elles sont de performantes citadines et qu’elles se débrouillent plutôt bien en banlieue, il en est tout autrement en région. J’ai récemment fait à trois reprises, l’aller-retour Montréal-Rouyn-Noranda-Montréal avec trois véhicules différents dans des conditions enneigées à chaque fois et mon bilan est troublant.

Contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire, le Parc de la Vérandrye n’est pas un endroit où l’on a envie de s’éterniser et de s’amuser. Ceci est d’autant plus vrai au volant d’une sous-compacte. J’ai vécu une expérience de conduite des plus éprouvantes au volant du dernier modèle de Civic hatcback. Cette voiture agréable, économe et maniable comme pas une en ville, fût un véritable cauchemar dans une tempête de neige bien que chaussée de pneumatiques adéquats. La voiture n’avait pas la largeur nécessaire pour rouler dans les sillons des autres véhicules et traversait constamment les amoncellements de neige ainsi crées de chaque côté et au centre. La voiture était aussi trop légère et semblait flotter sur la neige tandis que l’anémique petit moteur obligeait à rétrograder parfois de deux rapports pour maintenir le rythme de la circulation.

J’avais auparavant fait le trajet dans les mêmes conditions, au volant d’une placide Ford Taurus de dernière génération et je n’avais pas eu ce genre de problèmes. J’ai par la suite répété l’expérience au volant d’un VUS, bien entendu sans anicroches.

Je prône la prolifération des petites voitures pour la plupart des utilisations, mais pour de longs trajets sur routes de campagnes, la sécurité devrait passer avant l’économie. Si vous possédez une sous-compacte et prévoyez faire un trajet du genre que très rarement la location d’une voiture de taille intermédiaire pour quelques jours serait tout désigné, après tout : arriver en un seul morceau, ça n’a pas de prix.

Dan Charette





Le vent dans les cheveux.

12 05 2007

soltice&miata

Seule dans sa catégorie durant une quinzaine d’années, la Mazda Miata s’est attirée bon nombre d’adeptes et avec raison. Les qualités intrinsèques de cet agréable roadster demeurant intactes, la seule menace à l’horizon est la Pontiac Solstice. J’ai donc fait l’essai de ces deux jouets grandeur nature question d’y voir un peu plus clair. Lisez la suite de cette entrée »





La camionnette de Bozo

24 04 2007

Si le célèbre clown ou n’importe quel de ses confrères devait s’acheter une camionnette, il y a fort à parier que son choix s’arrêterait sur une machine des plus étranges : le Honda Ridgeline.

Tout d’abord sa silhouette de jouet fera certainement sourire les enfants et attirera l’attention des parents. Certains la trouveront même plus drôle que son propriétaire.

Le personnage au nez rouge se devant d’être ponctuel à ses représentations, le Ridgeline, comme tout bon produit Honda, le mènera sans aucun doute à destination sans pépins. L’équipement de bozo étant encombrant mais léger il n’atteindra jamais non plus, les limites de cette camionnette. Lisez la suite de cette entrée »





Accessoirement vôtre

9 04 2007

À l’aube de la saison des amours, l’amas de calcium vous faisant office de voiture, ne soulève plus aucune passion. Les tapis et garnitures intérieures sont aussi humides, souillés et cernés que quiconque ayant pris part à un rave de trois jours.

Ce n’est pas alors l’envie qui manque de se départir de cette automobile qui jadis faisait battre votre cœur. Avant de commettre l’irréparable, tentez de lui refaire une beauté ou confiez la à quelqu’un qui saura s’en occuper; bon nombre de lave-auto à la main offre des forfaits spécialisés intérieur/extérieur. Si vraiment la flamme ne se ravive pas, vous aurez au moins un produit présentable qui vous offrira une meilleure valeur lors d’un échange ou simplement de la vente. Lisez la suite de cette entrée »





La vitesse…ne tue pas.

27 03 2007

À une certaine époque, un accident de voiture pardonnait rarement. Cela n’a rien de surprenant; pas de ceintures de sécurité ni de coussins gonflables, pas de systèmes d’aide à la conduite et pas même de freins dignes de ce nom puisque les voitures étaient facilement deux fois plus lourdes et qu’elles ne faisaient appel qu’à des tambours, même à l’avant. Ces mêmes voitures n’absorbaient pas la force des impacts, elles étaient presque intactes après une collision tandis que les occupants se fracassaient dans l’habitacle. Lisez la suite de cette entrée »





Une course électrisante

20 03 2007

Toute course se doit d’opposer des véhicules de même calibre pouvant ainsi rivaliser. Des karts aux formules en passant par l’Echo ou la Beetle Cup, le plaisir est toujours au rendez-vous car la lutte est chaude. Tous les sports sont commandités et la course automobile ne fait pas exception; les voitures gagnantes ont un grand pouvoir sur les spectateurs qui achètent ou idolâtrent ce qui est symbole de réussite.

Imaginons donc une course, Lisez la suite de cette entrée »





Différences ethniques

12 03 2007

À défaut de pouvoir dire ce que l’on veut des différentes nationalités qui nous entourent, on peut toujours se rabattre sur les automobiles. En effet ce n’est pas considéré comme du racisme (pas encore), de dire du mal d’une voiture en se basant sur son origine. Aux yeux de plusieurs les voitures de même provenance se ressemblent toutes. Il y a certes quelques similitudes, mais il ne faut pas mettre tout les œufs dans le même panier. Cette généralisation profite à certains modèles et nuit à d’autres, c’est ici que le consommateur peut tirer son épingle du jeu ou en être victime. Lisez la suite de cette entrée »





Vive le Québec lisse!

6 03 2007

En cette période d’élections, les chefs des partis se pavanent en compagnie de leur compagne électorale et du reste de leur famille, dans toutes les régions afin de s’attirer la sympathie. Tandis que Dumont et Charest tentent de vendre leur salade aux agriculteurs, le chef péquiste mise sur la santé et l’éducation. Loin de moi l’idée de faire ici une chronique sur les promesses de chacun d’eux. Lisez la suite de cette entrée »





Le plaisir refait surface.

24 02 2007

À plat ventre sur le plancher, pour avoir un angle de vue des plus réalistes, leurs formes faisaient rêver. Pour plusieurs d’entre nous, ce fût notre premier contact avec l’automobile. Ces voitures étaient certes minimalistes mais combien belles à regarder lorsqu’elles effectuaient de spectaculaires dérapages du train arrière. Cette tendre enfance aujourd’hui loin derrière, bon nombre d’entre nous s’émerveillent toujours devant les courbes des plus récents modèles et des classiques qui nous ont marqués. Lisez la suite de cette entrée »





Dristan routier

21 02 2007

Quiconque ayant déjà souffert de congestion nasale vous le dira : ce n’est pas la taille du nez qui est en cause mais plutôt un manque de fluidité. On y reviendra… Quel est le plus grand danger sur nos routes; la jeunesse, la vieillesse, la vitesse ou la lenteur? Toutes ces réponses et elles sont étroitement liées. Ce sont ces différents styles de conduite réunis qui posent problème. Sur la même route et au même moment, on peut retrouver tous ces types d’automobilistes. On n’y peut cependant rien, puisque tous ces traits de caractères se retrouvent dans la nature et fort heureusement d’ailleurs. Cela ne veut pas dire pour autant que nous soyons confinés à jamais, à circuler dans des conditions chaotiques. Il existe des solutions pour que tous circulent en harmonie. Lisez la suite de cette entrée »





L’Indiana Jones en nous.

17 02 2007

Depuis leur apparition sur le marché il y maintenant une quinzaine d’années, jamais ils n’avaient suscités en moi la moindre admiration. Qui plus est, je parlais régulièrement en mal d’eux, du tort qu’ils font à notre environnement et surtout de leur inutilité découlant d’une très mauvaise analyse des besoins de la part de leurs acquéreurs.

Et oui, vous aurez deviné, je parle ici des VUS (véhicules utilitaires sports) ou SUV chez nos voisins anglophones. Bien que le terme sport dans l’appellation VUS soit toujours usurpé à mon avis, je comprend aujourd’hui un peu mieux les consommateurs de ce type de véhicule. De là à dire que je suis maintenant un ardent défenseur de la catégorie il n’y a qu’un pas…que je ne franchirai pas.

Ces mastodontes sont toujours aussi politiquement incorrects mais le sentiment de sécurité qu’ils procurent dans certaines circonstances a tôt fait d’anéantir notre conscience écologique. Quoi de mieux effectivement qu’une bonne tempête de neige pour avoir le sourire au volant d’un 4X4. Garde au sol élevée et motricité accrue sont de concert pour éveiller l’aventurier qui sinon sommeille trop souvent en nous. Un simple banc de neige devient alors un terrain de jeu et l’on se surprend à vouloir le traverser à son niveau le plus élevé.

Il ne faut toutefois pas tomber dans le piège, nul n’est invincible; si la motricité sur sol meuble est excellente, c’est lors de franchissements à vitesse modérée. Quiconque tentera de jouer les pilotes de grand prix aura des sueurs froides. Le sentiment de sécurité est à un tel point présent que certains utilisent ces véhicules pour rouler très rapidement lorsque dame nature se déchaîne. Erreur, peu importe l’état de la chaussée, il faut toujours garder en tête que le poids et les dimensions des VUS les rendent instables à vitesse élevée et les manœuvres de freinage ou d’évitement sont plutôt engourdies, voilà pourquoi le qualificatif sport ne sied pas vraiment à ces engins.

Puis vient la question purement utilitaire, sur laquelle les véritables 4X4 ont le dessus avec leur capacité de franchissement et de remorquage ainsi que leur robustesse générale. Les modèles à construction monocoque affublés de transmissions intégrales à prises constantes procurent certes, une sécurité et un confort accrus, mais ils ne devraient s’aventurer strictement qu’en jungle urbaine. À vous donc d’analyser vos besoins. Si vous ne faites pas plus d’escapades en forêt que de rallyes Paris-Dakar, un plus petit VUS fera probablement l’affaire tout en vous permettant d’épargner à la pompe.

Toutefois cela ramène à se questionner sur le pourquoi de ces véhicules. Une automobile ne s’acquitterait-elle pas aussi bien de nos petites besognes citadines en plus de bénéficier d’une tenue de route beaucoup plus inspirante et de permettre à notre planète d’être plus propre, plus longtemps? Oui probablement, mais se prendre pour Indiana Jones de temps à autre, cela na pas de prix. En deux mots : à consommer intelligemment.

Dan Charette