Les présentes élections me rappellent qu’il y a moins de deux ans, cela m’inspirait un blogue sur le fait qu’aucun des chefs n’avait alors crû bon d’envisager l’amélioration de notre réseau routier. Finalement, les chantiers ont poussé un peu partout sur les voies rapides, signe que le bitume sera bientôt tout neuf. Maintenant qu’une crise économique est à nos portes et que même l’environnement est relayé aux oubliettes, qu’en sera-t-il des travaux en cours?
Le gouvernement au pouvoir semble avoir déjà résolu le problème en ressortant une bonne vieille recette qui fonctionne à tout coup. Comment soutirer encore un peu plus d’argent à un peuple déjà surtaxé sur tout? Les contraventions! Le scénario est le suivant : à l’endroit où seront entrepris des travaux, on dispose quelques cônes et autres bricoles de couleur orange, accompagnés d’un panneau de vitesse maximum à la baisse. Puisqu’il n’y a pas vraiment de construction, rares sont les automobilistes qui lèvent le pied et une fois quelques milliers de billets distribués, on peut entamer les travaux. Après quelques semaines à surprendre des véhicules à 120 km/h dans une zone de 80 km/h, il est évident que les gens du coin se passent le mot et qu’il n’y a plus que les gens qui ne sont pas familiers avec le secteur qui se font prendre.
L’été dernier, quelqu’un a eu un éclair de génie pour pallier à l’essoufflement de cette tactique. C’est sur l’autoroute 640, qui risque d’ailleurs d’être rebaptisée 649 depuis, que l’on a décidé après quelque temps de changer à nouveau la limite de vitesse qui était de 80km/h au lieu de 100 km/h, pour une limite de 50km/h! C’est simple, mais il fallait y penser. Même les habitués n’y ont vu que du feu, votre humble serviteur étant un de ceux-ci. Alors que je croyais rouler à 90km/h dans une zone de 80km/h, je n’ai pas cru bon de ralentir à la vue de l’auto-patrouille, qui n’a pas hésité à partir à mes trousses afin de me coller un billet pour ma vitesse de 88km/h dans une zone de 50km/h.
Je l’ai déjà mentionné, mais je tiens à le rappeler : il s’agit non seulement d’une autoroute, mais il n’y s’y trouvait aucun travailleur. D’une part, je plains les non-initiés qui ont dû se faire pincer à 115 ou 120 dans cette même zone de 50, mais ce n’est rien en comparaison de ceux qui tomberont dans le piège le jour où la vitesse sera limitée à 30 km/h sur nos voies jadis «rapides».

