Vive le Québec lisse!

6 03 2007

En cette période d’élections, les chefs des partis se pavanent en compagnie de leur compagne électorale et du reste de leur famille, dans toutes les régions afin de s’attirer la sympathie. Tandis que Dumont et Charest tentent de vendre leur salade aux agriculteurs, le chef péquiste mise sur la santé et l’éducation. Loin de moi l’idée de faire ici une chronique sur les promesses de chacun d’eux. Par contre, je suis profondément déçu de n’avoir rien entendu de concret pour notre réseau routier. Pas que ce soit plus important que la santé ou l’éducation, mais certainement pas moins que d’autres préoccupations économiques.

Il en coûte une fortune aux automobilistes québécois pour entretenir leur voiture. L’état des routes, cela ne surprendra personne, est responsable de bon nombre de bris mécaniques parfois coûteux. Et que dire de ce satané sel, qui transforme nos automobiles en passoires après quelques années seulement. Il en résulte que nous devons changer de voiture plus souvent et dieu sait ce que cela peut être dispendieux par les temps qui courent. Un mélange de sable et de gravier est peut-être un tantinet moins efficace, mais utilisé si nécessaire en plus grande quantité, ferait tout aussi bien le travail, sans nous trouer la voiture et les poches.

Ces routes usées et défoncées ont aussi une répercussion sur le tourisme. Va pour le vieux Québec et le vieux Montréal d’avoir des routes cabossées, elles sont en pierre et cela s’agence parfaitement au côté pittoresque de ces quartiers. Mais une imitation de ce type de revêtement à base d’asphalte est de très mauvais goût et les touristes se passent certainement le mot. Du même coup, des routes plus lisses éviteraient à ces derniers de rater leurs photos…

Puisque la santé est un enjeu de taille lors de campagnes électorales, un certain nombre d’accidents de la route sont dus au mauvais revêtement de la chaussée ou tout simplement, à des structures mal entretenues comme ce fût le cas récemment, du viaduc de la 19. Des vies pourraient être sauvées grâce à un réseau routier amélioré. À quand un chef qui aura les routes pour préoccupation? Il aura peut-être mon vote et bien d’autres en signe d’approbation.

Dan Charette

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2 responses

11 03 2007
dave

t’as ben raison ,tu sais comment est le coin chez nous !On devrait peut-etre revoir nos facon de construire et de reparer nos routes,on n’est quand meme pas le seul pays nordique et j’esper que tous les autres nordique n’ont pas les memes routes pittoresques asphalte que nous

4 05 2007
Julien C. Théoret

L’argent, l’argent, toujours l’argent… j’avais eu une discussion avec un ingénieur qui avait travaillé à la construction de routes. Il avait cessé depuis, trop écoeuré par la façon dont se déroulait les choses.

Une fois le contrat accordé, les comptables du gouvernement allaient se mêler de ce qui ne les regardaient pas et ce pour quoi ils n’avaient aucune compétence, par exemple de décider de l’épaisseur de la couche de gravier qui sert de fondations à la route, pour sauver quelques dollars. Alors demandez-vous pas pourquoi les routes sont défoncées après 5 ans!

Nous avons les compétences pour construire des routes qui resteraient en bon état pendant 50 ans! Mais les décideurs croient que la vie s’arrête à la fin de leur mandat de 4 ans, alors!

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