TENDRE OBÉLIX

22 11 2009

Il y a de ces personnages lourdauds, à un cheveu de l’impotence mais qui ont le cœur gros comme ça. Tout au long de mon périple avec le Lexus RX350, je me suis senti comme Astérix accompagné de mon fidèle ami qui fait plusieurs fois mon poids. Une différence toutefois : le RX350 n’est pas tombé dans la potion magique étant jeune…

Dès le premier contact, son équipement complet annonce que les kilomètres s’avaleront sans effort. Si les sièges garnis de cuir sont à la fois chauffants et climatisés, j’aurais pour ma part apprécié un peu plus de soutien. Fermes et plats, ils obligent à se cramponner au volant au moindre virage. Pour peu que l’on roule en ligne droite, il est aisé de joindre toutes les commandes qui sont d’ailleurs d’utilisation intuitive. Si les molettes de contrôle pour les ordinateurs de bord ont l’habitude d’être susceptibles de faire sacré une religieuse tant elles sont agréables à utiliser, Lexus a fait un miracle dans ce cas-ci. Plutôt qu’une commande rotative, il s’agit d’une sorte de souris avec une touche de confirmation sur le côté du pouce et c’est ce que j’ai vu de mieux à ce jour. Si le dessin de la planche de bord m’a laissé perplexe avec ses angles particuliers et l’absence de toute symétrie, la nuit venue j’ai été enchanté par l’effet de l’éclairage, tandis que les formes tarabiscotées n’étaient plus apparentes.

Contrairement à l’expression populaire, dans le cas présent l’habit fait le moine. Si la carrosserie est élégante et efficace à défaut d’être racée, il en est de même pour le comportement routier. Les accélérations sont suffisantes, le freinage puissant et le roulis invite à ralentir, ce qui est sécuritaire d’une certaine façon. L’insonorisation de l’habitacle ne se prête pas à la critique et même le moteur se fait à peine entendre lors des rétrogradations. La transmission est dans la même veine avec des changements de rapports à peine perceptibles. Pour faire bonne impression avec belle-maman à bord il est difficile de trouver mieux…

Après environ 2000 kilomètres passé à son volant, je n’ai pas trouvé grand chose à reprocher au RX350. Lexus, qui se dit à la conquête de la perfection en est réellement tout près dans ce cas-ci. Par contre, qui dit parfait ne dit pas nécessairement attachant ou passionnant. Là est le problème de ce véhicule qui porte à une consommation démentielle…de café! En fait, tout ce que le RX stimule est la somnolence. Contrairement à celle de café, la consommation d’essence elle, est dans la moyenne. Il n’est pas tout à fait un exemple de sobriété mais vu le gabarit c’est correct.

Néanmoins, s’il répond à vos besoins de véhicule luxueux, pratique, fiable et discret vous ne serez pas déçu. Comme bon nombre d’automobilistes n’en ont que faire de l’agrément de conduite, le RX répond effectivement à l’image de la perfection. Pour les autres, qui demandent d’un véhicule multisegment de proposer un minimum de sensations, mieux vaut se tourner vers le FX d’Infiniti.

Daniel Charette

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