25 ANS PLUS TARD

17 04 2012

Il y a quelques jours, alors que je cherchais une revue (que je n’ai jamais trouvé) dans mon étagère bondée de publications automobiles, je me suis arrêté un moment pour feuilleter un ancien « Duval de l’Auto ». Je suis tombé sur l’édition 1987, laquelle m’a ramené 25 ans en arrière dans la production automobile, entre des pages que j’ai lues et relues presque aussi souvent que Charlie Sheen a commis des excès.

Alors que plusieurs souvenirs ont refait surface, l’exercice fait à réfléchir sur la situation de l’automobile aujourd’hui. En cette année mémorable due à l’échec de l’accord du lac Meech, le salaire minimum était de 4,55$, tandis qu’il était possible de s’offrir une Mustang pour 9995 $. Si dans ce dernier cas l’offre était plutôt alléchante, il en était autrement des voitures européennes. À titre d’exemple, la plus dépouillée des Mercedes, une 190 qui équivaut à une classe C d’aujourd’hui, se détaillait à 42 995 $, soit davantage qu’aujourd’hui! À cette époque, la Ford Tempo choquait encore, 3 années après sa sortie, à cause de son aérodynamique poussée qui tranchait radicalement avec le style qui prévalait à l’époque. Imaginez, on la qualifiait de futuriste! À l’opposé, les berlines américaines de grand format comportant un châssis à échelle et des roues arrière motrices étaient en perte de vitesse, mais existaient toujours au catalogue des 3 grands constructeurs américains. Les améliorations apportées à ces modèles étaient donc minimes, comme en font foi les nouveautés de la Dodge Diplomat en 1987 : une radio à syntonisation électronique et un compteur journalier. Ce mastodonte désuet autorisait néanmoins un déboursé de près de 13 000$ en version de base!

Encore aujourd’hui, l’automobile représente pour la plupart d’entre nous, la deuxième dépense la plus importante après l’habitation. Toutefois, la compétition fuse de toutes parts et le consommateur y gagne. Le climat d’oligopole est bel et bien terminé et les grands constructeurs d’hier luttent maintenant pour obtenir leur part du marché. Considérant tout l’équipement de sécurité et les gadgets qui équipent aujourd’hui les véhicules les plus prolétaires, il est possible de bien rouler à peu de frais. Nombreux sont les moteurs 4 cylindres qui développent plus de puissance que les anciens V8 tout en consommant facilement 2 fois moins. Les sous-compactes profitent maintenant d’habitacles plus spacieux que les voitures intermédiaires d’hier. Tout cela en 25 ans.

Certains diront que l’automobile n’a pas évolué depuis longtemps puisque le moteur à explosion est toujours au cœur de la majorité des modèles offerts. Sans mauvais jeu de mots; à quoi bon réinventer la roue? Mes récents essais de véhicules hybrides ont fait la démonstration d’une certaine efficacité, mais ce n’est toujours pas une option accessible à toutes les bourses. Je demeure également sceptique quant à la profondeur de l’empreinte que laisseront ces véhicules sur l’environnement. Est-ce qu’au fil du temps, le poids de la pile finira par avoir plus d’influence sur la consommation du moteur à combustion que l’apport d’énergie qu’elle sera en mesure d’apporter? Et c’est sans parler des piles usées.

Comparativement à 1987, nous avons droit à des véhicules à la fois plus compacts et plus spacieux. Plus performants, mais plus sécuritaires. Outre la chasse au poids et l’optimisation de la puissance tirée de chaque litre d’essence, quels seront les enjeux qui dicteront la production automobile des 25 années à venir?

Daniel Charette

 

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18 04 2012
JSC

J’ai justement été a une conférence sur l’environnement ou entre autre il parlait du faux vert ou l’illusion du vert. Il parlait de la voiture électrique versus la voiture a essence. Pour nous au Québec c’est avantageux la voiture tout électrique, car nous produisons notre électricité avec l’hydroélectricité qui a peu d’impact sur l’emprunte carbone. Par contre dans plusieurs endroit du monde, la voiture électrique ne fait qu’uniquement changer le tuyau d’échappement de place, car ils produisent l’électricité avec le pétrole et le charbon sans parler du nucléaire. La plus petite voiture a essence a faible consommation est parfois plus avantageuse que la voiture électrique

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