FORD MUSTANG 2011: PLUS, PLUS, PLUS

13 11 2010

Si la dernière tendance dans le monde des voitures décapotables est le toit rigide rétractable, chez Ford on n’a pas encore emboité le pas. Toutefois, il ne faut pas conclure que si tout le monde le fait c’est nécessairement la meilleure voie. La Mustang décapotable, qui n’est déjà pas un poids plume évite ainsi de sombrer dans l’embonpoint avec un toit dur qui l’alourdirait davantage. Il faut également garder en tête qu’un de ses atouts majeurs est son prix.

Voiture d’été, jouet, auto à remiser l’hiver : voilà autant de qualificatifs que l’on entend souvent lors d’une discussion ayant attrait à la Ford Mustang et à plus forte raison en version décapotable. Jamais elle ne sera la voiture hivernale par excellence dû à ses roues arrière motrices, mais il n’en demeure pas moins qu’elle s’est grandement améliorée et qu’il n’est pas tout à fait farfelu d’envisager une utilisation quatre saisons. Si la motricité et la stabilité jouissent des avancées technologiques des aides électroniques, la version décapotable bénéficie pour sa part d’un toit souple qui a tout autant évolué. Pour ceux qui n’auraient pas fait l’expérience d’une décapotable depuis les vingt dernières années, le froid, les bruits éoliens et les infiltrations d’eau sont choses du passé. La capote de la Mustang est d’ailleurs particulièrement efficace du côté de l’insonorisation, laissant toute la place à l’écoute des bruits du châssis… qui brillaient par leur absence sur le modèle à l’essai. Considérant ses quelque 15 000 km entre les mains des divers journalistes qui s’en sont donné à cœur joie, ce n’est pas rien.

Sur papier comme sur la route, la version V6 2011 impressionne. La puissance se chiffre maintenant à 305 chevaux, soit plus que la GT d’il y a à peine 2 ans. La transmission manuelle compte également 6 rapports tout comme sa grande sœur à moteur V8. L’ultime détail qui empêchait bien des puristes de lorgner du côté d’un modèle V6 jusqu’à maintenant est cette année corrigé : on compte dorénavant deux sorties d’échappement, fini la discrimination! Sur la route, les accélérations comme les reprises sont franches, mais la sonorité du V6 est quelque peu rugueuse. Est-ce suffisant pour opter pour la GT avec son fabuleux moteur 5 litres de 416 chevaux? Sûrement pas, mais l’essai de ce modèle a de quoi faire oublier la version de base, comme il en a toujours été. Pas de cannibalisation donc, malgré les importantes améliorations portées à la plus prolétaire des deux.

Dans un habitacle à la finition soignée et au design rafraichissant comparativement à ce qui se trouve ailleurs pour ce prix, on se bute toujours aux mêmes détails agaçants. Ainsi, les ceintures de sécurité exigent des passagers avant d’être gymnastes pour les atteindre, tandis que la visibilité laisse à désirer. Calé dans un siège fort confortable, on oublie rapidement ces désagréments après avoir tourné la clé de contact. Le tableau de bord s’illumine, le moteur ronronne, la vie est belle! En décapotable également et il ne faudrait pas automatiquement la déclasser au statut de jouet estival, elle est plus compétente que jamais. Choisissez votre monture!

Daniel Charette

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TEQUILLA, VIHUELA ET SOMBRERO

27 04 2010

Voilà autant d’ingrédients fortement répandus lors de fêtes latines ou fiestas. Malgré la contrastante ambiance d’un concessionnaire automobile avec celle d’un village mexicain baigné de chaleur et de musique, les gens de chez Ford auront le cœur à la fête cet été.

Après bon nombre d’années à voir les clients se ruer vers les salles de montre concurrentes à la recherche d’une sous-compacte alors que la marque à l’ovale ne proposait plus rien dans ce segment depuis la disparition de l’Aspire, voici que débarquera la Fiesta. Son retour en sol américain coïncide avec le lancement de sa sixième mouture. Conçue en Allemagne et très prisée de l’ensemble des européens, elle risque de faire un malheur chez nous. Souhaitons tout de même que nos voisins du pays de l’oncle Sam y trouvent également leur compte puisque la commercialisation pour le seul petit Québec pourrait être hypothéquée si le succès global en Amérique ne rencontre pas les prévisions.

AÏE AÏE AÏE ! AMIGO !

La Fiesta se présente comme une voiture mondiale dans tous les sens du terme. En plus d’être offerte sur tous les marchés, la petite allemande au sang américain sera construite… au Mexique ! À noter que bien qu’une mécanique diesel existe, elle ne sera pas offerte chez nous. Nous ne serons toutefois pas en reste, puisque le petit 4 cylindres à essence de 1,6L promet d’être économique tout en offrant des performances légèrement supérieures à la concurrence. En fait, son comportement général la place d’office dans le peloton de tête en terme d’agrément de conduite, où seule la Fit profite d’un châssis aussi vif mais qui n’est pas mis en valeur dû à des pneumatiques s’apparentant à ceux d’une bicyclette. D’ici à ce que Honda y remédie la Fiesta ne risque rien. Bien que quelques détails des versions américaines restent à confirmer, la Fiesta est offerte en sol européen avec une suspension raffermie et des jantes de 17po. Qui a dit qu’une sous-compacte devait être ennuyante ?

En plus elle a une de ses belles gueules, ne trouvez-vous pas ? À l’instar de la robe, les dessous sont très bien réussis et le tableau de bord est élégant tant par son design que par la qualité de ses matériaux. L’espace est adéquat et on ne pourrait lui en vouloir de ne pas offrir le dégagement de la Versa compte tenu de ses dimensions plus modestes. Si les dossiers de banquette arrière rabattables sont au rendez-vous, il aurait été souhaitable que l’on prenne exemple sur la Fit pour la modularité de l’assise.

Est-elle parfaite cette Fiesta ? Absolument pas ! Mais ses rivales le sont peut-être encore moins. Chose certaine, elle sera incontournable au moment de comparer ce qui se fait de mieux dans cette catégorie où Ford n’avait aucune représentante depuis plus d’une décennie. Voilà qui s’annonce comme un retour en force…

Daniel Charette





ACHÈTEREZ- VOUS AMÉRICAIN?

5 12 2009

Avec les récents déboires de l’industrie automobile, certains consommateurs qui étaient jusqu’ici fidèles aux produits de chez nous décident d’aller voir ailleurs. À l’opposé, d’autres accordent une seconde chance à un de ces manufacturiers en achetant un produit d’ici afin de soutenir notre économie.

Si les 3 grands d’autrefois se sont assis trop longtemps sur leurs lauriers, les japonnais et coréens en ont profité pour peaufiner leurs produits. Dans certains cas, le vent semble avoir tourné, Ford étant sans doute le meilleur exemple. La nouvelle Fusion, qui n’a pas usurpé son titre de voiture de l’année selon plusieurs publications, de même que la Fiesta qui débarquera prochainement méritent considération. La marque à l’ovale bleu fait des pas de géant pour rattraper le temps perdu, tandis que chez certains constructeurs d’orient la qualité n’est pas toujours à la hauteur de leur réputation.

Chez GM, on semblait sur la bonne voie aussi avec un grand ménage des trop nombreuses bannières, mais suite au coup de pouce financier des gouvernements certaines transactions sont remises en question, comme quoi il est difficile de se défaire de ses vieilles habitudes. Chrysler qui est fortement ébranlé, doit tenir bon jusqu’à l’arrivée de nouveautés dérivées de modèles Fiat, mais pas avant 2011.

De bonnes valeurs et des offres alléchantes seront-elles suffisantes pour vous inciter à acheter de ces manufacturiers chez qui les monstrueuses dépenses en salaires grugent un budget que le consommateur préférerait voir alloué en recherches et développements?

Daniel Charette








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