ÊTES-VOUS CERTAIN DE CIRCULER LÉGALEMENT?

14 03 2012

Il n’est pas question ici du respect du code de la route mais plutôt de la validité de vos immatriculations. Sans doute avez-vous avez acquitté vos droits annuels et vous ne vous sentez nullement concerné par les conséquences d’une telle offense. Et bien il est possible que le paiement n’ait pas été complété et que vous n’en sachiez rien. Si tel est le cas, cela pourrait vous coûter très cher.

À l’ère où toutes nos factures sont payées électroniquement, certaines institutions financières ne comptent pas la Société d’Assurances Automobile du Québec parmi leur liste de fournisseurs auxquels il est possible d’effectuer un paiement. C’est précisément le cas de ma banque et c’est pourquoi je me suis tourné vers le seul autre mode de paiement qui m’évitait de perdre de mon précieux temps à la SAAQ : le chèque. Pour ceux qui croient que le fax et la pagette sont des outils de la préhistoire, le chèque est un bout de papier insignifiant sur lequel on inscrit le montant d’un paiement ainsi qu’à qui il est adressé, puis on y appose notre signature et le montant devrait être prélevé de notre compte. En théorie.

Je me suis fait intercepté par un policier récemment. La vitesse n’était pas en cause. Pas plus d’ailleurs que la transparence d’un plastique protecteur sur ma plaque d’immatriculation, mais plutôt la validité de cette dernière. Je circulais à mon insu, en totale illégalité. Puisqu’une mauvaise nouvelle arrive rarement seule, j’ai aussi appris que la loi prévoit dans ce cas une amende de 440$ ainsi que le remorquage immédiat du véhicule vers la fourrière où il doit séjourner à 32$ par jour pendant un mois. Misère!

Preuve qu’il existe des constables davantage intéressés à servir la population qu’à remplir les coffres de la municipalité, je me suis entendu avec ce policier afin de pouvoir prendre le temps de vérifier auprès de la SAAQ pourquoi mon chèque posté 2 semaines auparavant n’avait pas encore été encaissé. On m’a annoncé qu’il venait tout juste de l’être et que le système informatique nécessite un délai de 24 heures pour afficher les mises à jour.

Tout s’est donc bien terminé pour moi. Par contre, à moins que vous n’ayez une confiance aveugle en l’efficacité de la poste, du service de courrier interne de la SAAQ ainsi qu’au département en charge d’ouvrir toutes ces enveloppes et de traiter les chèques, il est conseillé de recourir à un autre mode de paiement. Il est toujours possible de vous rendre directement à la SAAQ mais afin de vous évitez une autre surprise, prenez note qu’aucune carte de crédit n’est acceptée. Il est donc possible d’utiliser le paiement par débit, à condition que vous n’ayez pas plusieurs véhicules à immatriculer portant le montant de la facture au-delà de votre limite quotidienne d’achats. Si vous n’avez pas non plus cette somme en argent comptant, sortez votre carnet de chèque des boules à mites mais prenez bien soin de conserver votre reçu avec vous car si votre chèque n’était pas encaissé, vous n’en saurez rien jusqu’à ce qu’un policier vous l’apprenne.

Daniel Charette

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LE JEU DE L’ERREUR

23 07 2011

Il n’y en a pas sept ici, mais qu’une seule. Qu’à cela ne tienne, si vous ne l’avez pas décelée vous courrez le risque d’être la prochaine victime d’un policier à la recherche d’ambigües règles à appliquer. La tolérance étant une pratique inconnue pour certains d’entre eux, mieux vaut savoir à quoi s’en tenir.

Votre proie de service a une fois de plus subi les affres des forces policières. Visible au loin, garée dans le stationnement d’une résidence privée, une minifourgonnette banalisée échantillonnait la vitesse des voitures circulant sur une petite rue. Ne risquant pas de m’y faire prendre, j’ai eu la surprise de l’avoir à mes trousses aussitôt l’avoir croisé bien que je roulais à une vitesse tout à fait décente. J’ai d’abord pensé que ce brave officier était un admirateur de l’Univers Automobile usant de ses pouvoirs pour m’accoster et me demander un autocollant ou un autographe. Il n’en était rien…

Il m’a plutôt appris que ma plaque d’immatriculation était obstruée par un plastique… translucide! L’article 32 du code de la sécurité routière se lit comme suit : « La plaque d’immatriculation doit être libre de tout objet ou de toute matière pouvant en empêcher la lecture. Elle doit, en outre, lorsqu’elle est apposée à l’arrière du véhicule, être suffisamment éclairée ». Or, je crois qu’une personne étant incapable de lire une plaque d’immatriculation aussi clairement affichée que celle dont il est question ici ne devrait pas être en mesure de conduire un véhicule et encore moins d’utiliser une arme. Ne voulant toutefois pas brusquer mon nouvel ami, je me suis offert de retirer cet artifice transparent qui lui posait problème sur-le-champ et qu’il pouvait même le conserver. Sous l’étoile où je suis né, où il y avait de tout sauf de la chance avec les forces de l’ordre, je me suis évidemment mérité un constat d’infraction.

Puisque la contestation d’une petite infraction coûte plus de frais que le paiement exigé, je me consolerai en me disant que cette somme que j’aurai versée servira peut-être à planter un arbre dans ma merveilleuse municipalité. Je respire déjà mieux!

Daniel Charette








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