DÉCÈS DE CARROLL SHELBY : UNE LOURDE PERTE POUR L’AUTOMOBILE

16 05 2012

Le 10 mai dernier, est décédé à l’âge de 89 ans, Carroll Shelby. Connu comme le père de l’AC Cobra, d’une brochette de Mustang vitaminées et de la Viper, il a aussi brillé en course automobile.

Texan pure laine, Carroll Shelby s’est intéressé très jeune à l’automobile et a connu son heure de gloire à la fin des années 50, en gagnant notamment, les 24 heures du Mans 1959 au volant d’une Aston Martin. Des problèmes cardiaques l’ont ensuite forcé à quitter le sport automobile en tant que pilote, mais il a travaillé à la conception de divers bolides jusqu’à sa mort.

Si l’AC Cobra est toujours un des classiques les plus convoités, il faut se souvenir que la fameuse GT40, conçue par Ford pour humilier Ferrari qui avait renoncer à vendre au dernier instant, est passée par l’équipe de Carroll Shelby pour les ajustements finaux. Après des années de collaborations avec la firme à l’ovale, Carroll Shelby s’est joint à Chrysler pour aider au développement de la Shelby Daytona et de l’amusante Omni GLH. Les années 90 ont non seulement donné vie à la Dodge Viper, mais aussi à la Shelby Serie 1, une voiture sport 2 places, conçue entièrement par la firme Shelby Motor. Équipée d’un moteur V8 d’Oldsmobile Aurora développant 320 chevaux, cette création fabriquée à 249 exemplaires seulement, est déjà un modèle de collection.

Un retour aux sources de Carroll Shelby chez Ford, a permis ces dernières années, la naissance des Mustang les plus puissantes jamais vues. La dernière de cette lignée, forte de plus de 600 chevaux, sera certainement encore plus recherchée.

L’Univers Automobile

Publicités




25 ANS PLUS TARD

17 04 2012

Il y a quelques jours, alors que je cherchais une revue (que je n’ai jamais trouvé) dans mon étagère bondée de publications automobiles, je me suis arrêté un moment pour feuilleter un ancien « Duval de l’Auto ». Je suis tombé sur l’édition 1987, laquelle m’a ramené 25 ans en arrière dans la production automobile, entre des pages que j’ai lues et relues presque aussi souvent que Charlie Sheen a commis des excès.

Alors que plusieurs souvenirs ont refait surface, l’exercice fait à réfléchir sur la situation de l’automobile aujourd’hui. En cette année mémorable due à l’échec de l’accord du lac Meech, le salaire minimum était de 4,55$, tandis qu’il était possible de s’offrir une Mustang pour 9995 $. Si dans ce dernier cas l’offre était plutôt alléchante, il en était autrement des voitures européennes. À titre d’exemple, la plus dépouillée des Mercedes, une 190 qui équivaut à une classe C d’aujourd’hui, se détaillait à 42 995 $, soit davantage qu’aujourd’hui! À cette époque, la Ford Tempo choquait encore, 3 années après sa sortie, à cause de son aérodynamique poussée qui tranchait radicalement avec le style qui prévalait à l’époque. Imaginez, on la qualifiait de futuriste! À l’opposé, les berlines américaines de grand format comportant un châssis à échelle et des roues arrière motrices étaient en perte de vitesse, mais existaient toujours au catalogue des 3 grands constructeurs américains. Les améliorations apportées à ces modèles étaient donc minimes, comme en font foi les nouveautés de la Dodge Diplomat en 1987 : une radio à syntonisation électronique et un compteur journalier. Ce mastodonte désuet autorisait néanmoins un déboursé de près de 13 000$ en version de base!

Encore aujourd’hui, l’automobile représente pour la plupart d’entre nous, la deuxième dépense la plus importante après l’habitation. Toutefois, la compétition fuse de toutes parts et le consommateur y gagne. Le climat d’oligopole est bel et bien terminé et les grands constructeurs d’hier luttent maintenant pour obtenir leur part du marché. Considérant tout l’équipement de sécurité et les gadgets qui équipent aujourd’hui les véhicules les plus prolétaires, il est possible de bien rouler à peu de frais. Nombreux sont les moteurs 4 cylindres qui développent plus de puissance que les anciens V8 tout en consommant facilement 2 fois moins. Les sous-compactes profitent maintenant d’habitacles plus spacieux que les voitures intermédiaires d’hier. Tout cela en 25 ans.

Certains diront que l’automobile n’a pas évolué depuis longtemps puisque le moteur à explosion est toujours au cœur de la majorité des modèles offerts. Sans mauvais jeu de mots; à quoi bon réinventer la roue? Mes récents essais de véhicules hybrides ont fait la démonstration d’une certaine efficacité, mais ce n’est toujours pas une option accessible à toutes les bourses. Je demeure également sceptique quant à la profondeur de l’empreinte que laisseront ces véhicules sur l’environnement. Est-ce qu’au fil du temps, le poids de la pile finira par avoir plus d’influence sur la consommation du moteur à combustion que l’apport d’énergie qu’elle sera en mesure d’apporter? Et c’est sans parler des piles usées.

Comparativement à 1987, nous avons droit à des véhicules à la fois plus compacts et plus spacieux. Plus performants, mais plus sécuritaires. Outre la chasse au poids et l’optimisation de la puissance tirée de chaque litre d’essence, quels seront les enjeux qui dicteront la production automobile des 25 années à venir?

Daniel Charette

 





FORD MUSTANG 2011: PLUS, PLUS, PLUS

13 11 2010

Si la dernière tendance dans le monde des voitures décapotables est le toit rigide rétractable, chez Ford on n’a pas encore emboité le pas. Toutefois, il ne faut pas conclure que si tout le monde le fait c’est nécessairement la meilleure voie. La Mustang décapotable, qui n’est déjà pas un poids plume évite ainsi de sombrer dans l’embonpoint avec un toit dur qui l’alourdirait davantage. Il faut également garder en tête qu’un de ses atouts majeurs est son prix.

Voiture d’été, jouet, auto à remiser l’hiver : voilà autant de qualificatifs que l’on entend souvent lors d’une discussion ayant attrait à la Ford Mustang et à plus forte raison en version décapotable. Jamais elle ne sera la voiture hivernale par excellence dû à ses roues arrière motrices, mais il n’en demeure pas moins qu’elle s’est grandement améliorée et qu’il n’est pas tout à fait farfelu d’envisager une utilisation quatre saisons. Si la motricité et la stabilité jouissent des avancées technologiques des aides électroniques, la version décapotable bénéficie pour sa part d’un toit souple qui a tout autant évolué. Pour ceux qui n’auraient pas fait l’expérience d’une décapotable depuis les vingt dernières années, le froid, les bruits éoliens et les infiltrations d’eau sont choses du passé. La capote de la Mustang est d’ailleurs particulièrement efficace du côté de l’insonorisation, laissant toute la place à l’écoute des bruits du châssis… qui brillaient par leur absence sur le modèle à l’essai. Considérant ses quelque 15 000 km entre les mains des divers journalistes qui s’en sont donné à cœur joie, ce n’est pas rien.

Sur papier comme sur la route, la version V6 2011 impressionne. La puissance se chiffre maintenant à 305 chevaux, soit plus que la GT d’il y a à peine 2 ans. La transmission manuelle compte également 6 rapports tout comme sa grande sœur à moteur V8. L’ultime détail qui empêchait bien des puristes de lorgner du côté d’un modèle V6 jusqu’à maintenant est cette année corrigé : on compte dorénavant deux sorties d’échappement, fini la discrimination! Sur la route, les accélérations comme les reprises sont franches, mais la sonorité du V6 est quelque peu rugueuse. Est-ce suffisant pour opter pour la GT avec son fabuleux moteur 5 litres de 416 chevaux? Sûrement pas, mais l’essai de ce modèle a de quoi faire oublier la version de base, comme il en a toujours été. Pas de cannibalisation donc, malgré les importantes améliorations portées à la plus prolétaire des deux.

Dans un habitacle à la finition soignée et au design rafraichissant comparativement à ce qui se trouve ailleurs pour ce prix, on se bute toujours aux mêmes détails agaçants. Ainsi, les ceintures de sécurité exigent des passagers avant d’être gymnastes pour les atteindre, tandis que la visibilité laisse à désirer. Calé dans un siège fort confortable, on oublie rapidement ces désagréments après avoir tourné la clé de contact. Le tableau de bord s’illumine, le moteur ronronne, la vie est belle! En décapotable également et il ne faudrait pas automatiquement la déclasser au statut de jouet estival, elle est plus compétente que jamais. Choisissez votre monture!

Daniel Charette








%d blogueurs aiment cette page :