LES JAPONAIS EN PERTE DE VITESSE?

28 01 2012

Jadis ceux qui mettaient les bouchées doubles afin de gagner du terrain sur les marques européennes et américaines, les Japonais semblent avoir perdu de leur imagination.

Après avoir régné pendant des décennies sur notre marché, les constructeurs américains se sont assis sur leurs lauriers dans les années 80. Alors que les Honda, Toyota et Datsun (aujourd’hui Nissan) gagnaient en popularité grâce à des produits sans cesse renouvelés et améliorés, les Américains nous servaient du réchauffé. Si GM et Ford ont connu leur lot d’ennuis, Chrysler a été sur le respirateur artificiel à quelques reprises et American Motors est simplement disparu. Une prise en main tardive au tournant du millénaire n’aura pas suffi à remonter la pente après 20 années d’inaction et c’est ainsi que la crise de 2008 a presque eu raison de GM et à nouveau Chrysler.

Dommage qu’il ait fallu attendre aussi longtemps, mais aujourd’hui, on constate qu’ils ont appris la leçon. On nous présente des véhicules intelligents et le Général a même repris sa place de constructeur mondial devant Toyota.

À la façon d’un scénario d’Hollywood, l’histoire se répète. Alors que ceux qu’on appelait les trois grands sont en train de se relever et que les Coréens ont le vent dans les voiles, il n’y a pas grand-chose de neuf sous le soleil du pays d’où il se lève. Toyota reconduit avec de timides évolutions ses Corolla, Yaris et Camry, tandis que Honda voit ses audaces comme le CrossTour ou l’Element connaitre un succès mitigé. Nissan ne fait guère mieux : la Versa est certes une excellente voiture, mais elle était déjà vieillissante à son arrivée sur notre marché et elle a à peine été retouchée. C’est sans doute Mazda et Subaru qui s’en tirent le mieux, mais ils n’ont jamais eu l’occasion de relâcher les efforts n’ayant jamais atteint une position aussi confortable que les autres.

À l’heure actuelle, on commence à remarquer le changement. On continue d’acheter des produits japonais parce qu’on a eu une bonne expérience par le passé et qu’il s’agit d’un gage de fiabilité. Ceux qui se risquent à aller magasiner ailleurs par contre sont impressionnés par l’esthétique et le niveau d’équipement auquel ils ont droit pour un budget comparable. Et ainsi, ils sautent la clôture! Souhaitons que les constructeurs visés se réveillent plus rapidement que ceux du pays de l’Oncle Sam…

Daniel Charette

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NISSAN LIVRE SA PREMIÈRE LEAF EN SOL CANADIEN

28 07 2011

Ceux qui, comme dans la pub, rêvent d’avoir l’étreinte d’un ours polaire sympathique qui vous remercie de rouler en voiture électrique, c’est maintenant possible. Mais il ne suffit pas de se présenter en concession.

Il faut tout d’abord s’enregistrer sur le microsite www.nissan.ca/leaf pour recevoir une invitation indiquant la date à laquelle il sera possible de faire la réservation de sa voiture. Des frais de 99$ seront alors exigés. Suite à une étude sur la proximité d’un concessionnaire autorisé et la possibilité d’installer une borne de recharge au domicile du demandeur, quelques élus pourront prendre possession de leur véhicule dès l’automne.

À un prix frôlant les 40 000$, c’est 100 exemplaires du modèle 2011 qui seront vendus en sol canadien avant l’arrivée de 600 autres copies de l’année modèle 2012. Le microsite comptant déjà 15 000 inscriptions, c’est par la règle du « premier arrivé, premier servi » que seront choisis les futurs propriétaires parmi ceux du lot qui se qualifieront aux conditions.

L’Univers Automobile





LA MOINS CHÈRE, MAIS NON LA MOINDRE

20 07 2011

Nissan Canada vient de fixer le prix de départ de la berline Versa 2012 à 11 798$ et en fait du coup le véhicule le moins onéreux sur le marché.

Abstraction faite de promotions qui permettent parfois d’obtenir une voiture sous le PDSF (Prix de Détail Suggéré du Fabricant), cela donne néanmoins une indication où jeter les yeux si on est à la recherche d’une aubaine. Baissez les gardes : pas question ici de liquider un modèle en fin de carrière et reconduit sans changements afin d’afficher un prix d’ami. Au contraire, la Versa est toute nouvelle.

Cette deuxième génération adopte un design plus raffiné, propose une meilleure économie d’essence et offre plus d’espace intérieur que celle qu’elle remplace. Si la Versa était déjà la plus spacieuse des sous-compactes, elle continuera sans doute de dérober quelques ventes de compactes et ce, même au sein de sa propre bannière en se présentant comme une économique alternative à la Sentra.

Sous le capot on retrouve un 4 cylindres de 1,6L développant 109 chevaux et 107 lb/pi de couple. La version de base 1.6S lui joint une transmission manuelle à 5 rapports, mais une CVT est offerte moyennant supplément. Abordable et convenablement équipée avec notamment l’air conditionné et une chaîne audio dotée d’une entrée auxiliaire, la Versa berline 1.6S est une élégante alternative au transport en commun!

L’Univers Autmobile





SIAM 2011 : UN REGAIN CERTAIN

14 01 2011

C’est aujourd’hui qu’ouvre ses portes aux visiteurs la 43e édition du Salon International de l’Auto de Montréal. On se souvient des dernières années de vaches maigres où les nouveautés étaient quasi inexistantes, où les décors minimalistes respiraient le bon marché et encore, quand les manufacturiers n’étaient pas carrément absents.

Bien que ce ne soit pas la plus exubérante des éditions, on sent un vent de renouveau, voir de reprise, qui plane dans le palais des congrès. Parmi les nouveautés au programme, on compte même deux primeurs nord-américaines, soit le BMW X1 et la Hyundai Accent. Que Hyundai ait choisi le Québec pour le lancement de sa sous-compacte n’est toutefois pas un hasard, puisqu’elle est des plus populaires sur notre territoire. Le BMW X1 pour sa part ne sera pas commercialisé au pays de l’oncle Sam, d’où son dévoilement à Montréal. Au chapitre des nouveautés, les amateurs de compactes seront servis puisqu’il sera possible d’examiner de près la Chevrolet Cruze, la Hyundai Elantra ainsi que la toute nouvelle Ford Focus. Du côté des multisegments, Chevrolet présente son Orlando tandis que la marque Land Rover tentera d’attirer de nouveaux acheteurs avec l’ (un peu plus) abordable Evoque.

La voiture tout électrique étant en vogue, une version de la Volt fidèle à 99% au futur modèle de production est également présente, aux côté de la Nissan Leaf et de la Mitsubishi i-MiEV. Chez Chrysler, on dévoile la Fiat 500 qui arrivera prochainement dans les salles de montre. Elle se dressera comme une concurrente de « taille » face à la Smart et à la nouvelle Scion iQ, aussi présentes au salon.

Comme par les années passées il y a bon nombre de kiosques, de services et d’attractions connexes; tels l’halte garderie Kia, les essais routiers Suzuki et la section en route vert l’avenir. La zone SCP est également de retour où les néons, écrans et systèmes de sonorisation dignes de discothèques sont montés à bord de véhicules à la base ordinaires mais préparés de façon extraordinaire par des amateurs de visibilité.

Pour tous les détails concernant les heures d’ouverture et la tarification, visitez le www.salonautomontreal.com et bon salon!

L’Univers Automobile





NISSAN JUKE : LE BON FORMAT?

1 09 2010

Après l’engouement pour les VUS qui battait son plein au tournant du siècle, les consommateurs se tournent du côté des multisegments ou simplement des voitures compactes et sous-compactes. Certains toutefois semblent avoir le besoin de rouler en n’importe quoi d’autre qu’en automobile afin de se sentir un peu plus haut et (à tort) en sécurité.

L’attrait du Juke réside en son format qui en fait un choix presque raisonnable. Nul besoin d’espaces de stationnement hors-norme ni d’une quantité exagérée d’hydrocarbures pour l’utiliser en milieu urbain. Côté design, on peut affirmer qu’il s’agit d’une réussite avec des flancs tendus et une devanture agressive tels que dictés par la tendance. Argument final de Nissan mais pas le moindre : le prix de départ est fixé sous la barre des 20 000$. Nul besoin de contacter une douteuse voyante de 125 ans qui malgré de généreuses cataractes prétend voir clair : les astres sont alignés afin que le Juke soit un succès.

LE GAVAGE AIDE AU RAMAGE

Bien que certaines marques européennes l’utilisent depuis longtemps, le turbocompresseur est encore trop souvent réservé aux véhicules de luxe et aux diesels. Plutôt que d’utiliser un moteur de 2,5L, les ingénieurs ont arrêté leur choix sur un petit 4 cylindres de tout juste 1,6L. Par la magie du turbo par contre, il ne développe pas moins de 188 chevaux ainsi qu’un généreux couple de 177 lb/pi. Disponible avec une boîte manuelle à 6 rapports ou une CVT en version tractée, le Juke AWD est quant à lui est exclusivement livré avec la CVT.

Si la mécanique et la carrosserie sont rafraîchissantes, l’habitacle est lui aussi bien moderne. La présentation est dynamique et la partie inférieure de la console centrale en forme de réservoir à essence de moto et peinte la couleur de la robe extérieure fait sourire. La connectivité Bluetooth en équipement standard est un incontournable lorsqu’on veut concurrencer le Kia Soul, mais la sellerie de cuir optionnelle ou encore l’interface I-CON montent la barre un peu plus haute. Ce dispositif de contrôle dynamique qui accompagne les versions à rouage intégral, permet de choisir entre les modes Normal, Sport ou Eco qui chacun à leur façon sculpte le comportement du véhicule en modifiant les paramètres de sensibilité de l’accélérateur, d’assistance de la direction ainsi que les réactions de la boîte CVT.

Empruntant la plate-forme de la Versa, le Juke fait dans le format de poche. Côté conduite il a une bonne longueur d’avance sur sa petite soeur, mais à l’intérieur le volume est tout de même limité. Si toutefois les places arrière risquent d’être utilisées qu’occasionnellement ou par des enfants seulement, le Juke pourrait très bien répondre à vos besoins. Y compris celui de sortir de la masse.

Daniel Charette





DES GOÛTS ET DES COULEURS

11 05 2010

Semblerait que cela ne se discute pas. Pourtant, c’est justement ce dont j’ai envie de discuter et de prendre votre pouls. À la base nous avons tous des préférences de coloris mais lorsqu’il est question d’automobile notre couleur favorite peu parfois être mise de côté. Aussi, une teinte qui sied à merveille à un modèle X peu très bien être un réel désastre sur un modèle Y.

L’orange brûlé est brûlé… En vogue au début des années 2000, cette couleur ne fût qu’un feu de paille. Je ne l’ai personnellement jamais trouvé élégante et revirement de situation, je me suis récemment porté acquéreur d’une Nissan 350Z orange brûlé (rouille métallisé pour les intimes), modèle que je que je trouvais assez ordinaire jusqu’à ce que je l’aperçoive vêtue de cette robe flamboyante.

Et le rouge ? Couleur certes éclatante mais si commune qu’on ne la remarque plus… Pourtant une Ferrari autrement peinte ne semble pas même être une Ferrari. Comme quoi il est nécessaire d’avoir une certaine classe pour porter quelque chose de voyant et audacieux. Dans la même veine, il est difficile de mieux se couvrir de ridicule qu’en étant propriétaire d’une voiture économique jaune serein. Paradoxalement, le jaune est un délice sur une Porsche à mon humble avis…

Reste les blancs, gris de toutes sortes et noirs qui sont des classiques, tantôt élégants, tantôt fades mais jamais bien audacieux. Pour se fondre dans le décor, un beige ou un bourgogne fait des merveilles mais autrement que sur une Corolla ou une Camry je me demande pourquoi on voudrait à ce point être ordinaire.

Le vert est un cas particulier. Considéré comme un des coloris à la plus faible valeur de revente, dans de rares cas il vole la vedette. Pensez seulement à une Aston Martin « British Racing Green »…

Daniel Charette








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