PETIT NE RIME PAS TOUJOURS AVEC ENNUI

29 12 2008

 

Chez BMW on a pu observer ces dernières années que les diverses séries prenaient sans cesse des proportions plus importantes. La série 3 qui faisait jusqu’à tout récemment office de petite voiture sous la bannière bavaroise commençait également à souffrir d’embonpoint. Plutôt que de la ramener à ses dimensions d’il y a quelques années, on a plutôt introduit sur le marché nord-américain, la diminutive Série 1.

Bien que de format réduit, elle reprend les airs de la famille ce qui lui donne une bouille sympathique avec des blocs optiques qui paraissent quelque peu disproportionnés. Pour ajouter encore à l’effet caricatural, les jantes sont également de fort diamètre et logées dans des passages de roues placés le plus possible aux extrémités de la voiture. Disponible en configurations coupé et cabriolet de même qu’en version 128i ou 135i, la petite n’en est pas moins dispendieuse. Au bas de l’échelle, on retrouve donc la 128i Coupé pour la modique somme de 33 900$ et à l’autre extrémité le 135i Cabriolet qui est d’ailleurs le modèle essayé et disponible pour aussi peu que 47 200$, sans les options.

Mais les aubaines amusantes se font rares. Avec un sprint 0-100 km/h bouclé en moins de six secondes cheveux au vent, la table est mise pour une belle journée…à condition d’être en saison estivale. Si les accélérations sont puissantes, elles se ressentent pourtant peu dans l’habitacle. Le son du six cylindres turbocompressé de 300 chevaux est plus discret que l’on pourrait s’y attendre. Tant mieux diront certains, mais pour ma part je me serais plus à l’entendre chanter un peu plus fort. Qu’à cela ne tiennes, la radio, elle, en avait à revendre. Finissons-en rapidement avec l’aménagement intérieur en disant que les sièges étaient très confortables et que l’habillage de cuir blanc était du plus bel effet.

Sur la route, la suspension ferme et les grosses roues mettent à rude épreuve l’intégrité du châssis qui s’en tire avec honneur. Du moins en conduite normale, puisqu’en augmentant le rythme d’enchainement des virages on fini par se demander si les quatre pneus sont toujours au sol. N’ayant pas eu la chance de comparer avec la version coupé, je me doute pourtant que ce désagrément doit être atténué par la présence du toit rigide. Cette 135i décapotable s’accroche malgré tout fermement dans les longs virages mais les plus serrés laisseront paraître une tendance au sous-virage. Le bonheur à son volant réside en fait dans sa polyvalence. Elle est techniquement pratique puisqu’elle possède quatre places, elle est confortable et silencieuse tandis qu’elle ne bronche pas lorsqu’on la pousse un peu. Il y a aujourd’hui bien peu de petites voitures à propulsion sur le marché et pour certains dont votre humble serviteur, cela fait grandement osciller la balance au moment de choisir une voiture amusante.

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