SUBARU IMPREZA 2010 : VIVE L’HIVER!

30 11 2009

Abstraction faite de la Suzuki SX4 qui est quelque peu marginale, l’Impreza est la voiture à traction intégrale la plus abordale sur le marché. Sa récente réforme a permis de corriger la plupart de ses petits irritants. Offerte en berline, en pratique version à hayon et même en sportive sous les appelations WRX et STI, il y a une Impreza pour tout le monde.

Si la finition est sans faille autant à l’extérieur qu’à l’intérieur, c’est du côté des matériaux que l’on semble avoir réalisé des économies. Le tissu des sièges par exemple, rappelle celui des appareils servants à enlever les pluches des vêtements. Le pire c’est qu’il est tout aussi efficace : si vous perdez un seul cheveu dans votre journée, il se retrouve à coup sûr piégé sur les sièges. Un puissant aspirateur est de mise… Sinon l’instrumentation est claire et complète et même la version de base est étonnament bien équipée avec notamment l’air conditionné, les glaces électriques, les freins ABS et six coussins gonflables.

Côté mécanique, c’est la joie.. ou presque. À moins d’opter pour la très onéreuse STI qui est différemment équipée, il est préférable de cocher la transmission automatique. La course du levier de la boîte mécanique est aussi longue qu’imprécise tandis que l’embrayage est des plus capricieux. Heureusement, le moteur 4 cylindres à plat de 2,5L est parfaitement adapté à la voiture et offre des performances honnêtes malgré un son quelque peu rugueux lors de vives accélérations. Ses 170 chevaux sont bien présents tandis que son couple à bas régime ne fait jamais défaut. Sur la route, aucune surprise, la petite Subaru est solide et dynamique.

Pour le sport, il est possible de gaver le même moteur 2,5L à l’aide d’un turbocompresseur. Selon le cas, cela peut porter la puissance de l’engin à 224 ou 265 chevaux dans les versions WRX ou même 305 chevaux dans la WRX STI. Sa rivale directe, la Lancer Evo, réussit peut-être à lui donner du fil à retordre sur circuit, mais pour la vraie vie, la STI lui damne le pion par son homogénéité.

Les  »Subaristes » peuvent bien sourire à la vue de la première neige : ils sont armés pour l’affronter. Loin de moi l’idée d’encourager des comportements téméraires, mais il faut admettre que la conduite sur la neige peut devenir plutôt sportive avec un rouage intégral. Il faut se rapeller par contre qu’il n’y a toujours que 4 pneus qui sont en contact avec le sol, peu importe le véhicule, il est donc primordial de garder ses distances en situation de faible adhérence.

Daniel Charette

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